Grille horaire
États généraux du film documentaire, 38e édition, 16 au 22 août 2026
Afin de permettre une souplesse d’achats et de réservations pendant le festival, nous échelonnons la vente des billets. Si le quota réservable en ligne avant le festival est atteint, la remise en vente des places restantes sera effectuée comme suit à partir de l'ouverture du festival dimanche 16 août :
- en ligne à 20h30 chaque soir pour les séances du lendemain
- sur place, à la billetterie physique, quelques places seront disponibles à partir de 9h30 le jour-même des séances
La vente devant chaque salle ouvre 45mn avant chaque projection. Si la séance est déjà complète, une file d’attente sera ouverte devant chaque salle. Les places des personnes ne s'étant pas présentées à l'heure de la séance seront attribuées à la file d'attente. Pensez aux autres : merci d'annuler votre réservation si vous ne souhaitez pas assister à la projection, les désistements sont extrêmement nombreux et pénalisent les autres spectateurices.
Dimanche 16 août 2026
20:30
23:37
6 Plein air
Soirée d'inauguration
Soirée d'inauguration : De mille feux / Gabin
En présence de l’équipe du film Séance sans réservationLa séance d'ouverture est gratuite et en entrée libre.
Ouverture des portes à 20h00
En cas d’intempéries la soirée est déplacée en Salle LaScam et en Salle des fêtes.
De mille feux
d'Inès CANUT
Chaque année, une quinzaine de participantes tentent le concours de Miss Ardèche, suscitant l’admiration des un·es et le mépris des autres. On pense et dit beaucoup sur elles, et pour elles. Morgane, Mélodie et Léa partagent leur expérience. Se dessinent alors des parcours plus complexes que les projections des un·es et les projecteurs des autres ne révèlent.
Gabin
de Maxence Voiseux
Dans le Nord de la France, Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel, est destiné à reprendre la boucherie de son père. Tiraillé entre loyauté familiale et envies d’échappées, il a d’autres rêves : dresser une vache de concours, devenir éleveur canin, sauver la ferme de sa mère de la faillite. Gabin nous plonge dans la vie de ce jeune garçon, de ses 8 à ses 18 ans.
Lundi 17 août 2026
09:45
12:46
1 Salle cinéma
Docmonde
Riche et sagesse / Attention : fermeture des portes
En présence de l’équipe du filmRiche et Sagesse
de ELVERA NKODIA
À Pointe-Noire, Riche et Sagesse, deux jeunes de la rue, rêvent d’un avenir différent. Mais alors qu’ils tentent de s’en sortir, une opération de police menée par la garde présidentielle contre les « bébés noirs » – de jeunes délinquants qui effraient la population – plonge leur monde dans la peur.
Attention : fermeture des portes
de YANA ISAENKO
Deux fois par semaine, des employés du métro de Moscou se retrouvent pour chanter dans le Chœur du Métropolitain. Le soudeur fut guitariste de rock au Kazakhstan, la caissière a suivi des cours de comédie, le responsable de l’entretien fut pianiste d’un ténor célèbre. Avec le chœur, ils se retrouvent sous les projecteurs, quittant le tumulte des tunnels. Mais pour combien de temps ? Pris entre la direction, qui compte sur eux pour son prestige, et les chefs de station, qui au nom de la rentabilité veulent les faire taire, leur futur est incertain.
09:45
13:00
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Um dia numa aldeia comunal / Monolito
En présence de l’équipe du filmUm dia numa aldeia comunal
de MOIRA FORJAZ
Um dia numa aldeia comunal (« une journée dans un village communal ») est un documentaire de 1981 réalisé par la photographe Moira Forjaz, qui a étudié le cinéma auprès de Jean-Luc Godard lors de son séjour au Mozambique après l’indépendance du pays en 1975. Le film dépeint le quotidien et les dynamiques sociales du village communal de Vigilância, situé dans la province de Gaza et vivant de l’agriculture. Il met l’accent sur l’organisation collective, l’émancipation des femmes et le travail
communautaire. Dans le contexte de la guerre civile qui ravageait alors le Mozambique, et avant même la première projection publique du film, le village fut attaqué et ses habitants tués.
Monolito
de BRUNO VARELA
À partir d’archives recueillies à Oaxaca lors de la révolte de 2006 – où une insurrection organisée par l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) s’est déployée –, ainsi que d’extraits d’images et de sons trouvés, Monolito de l’artiste visuel Bruno Varela oscille entre le documentaire, l’essai cinématographique et la fiction spéculative. Ce faisant, le film s’interroge sur les formes que prend l’humanité dans la révolte, en tant qu’état continu d’agitation des corps, des images et des affects.
10:00
13:15
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Tire Dié / Buenos Aires / Los 40 cuartos / De los abandonados / Reportaje a un vagón / El hambre oculta
Tire Diéde FERNANDO BIRRI
« Ce documentaire se déroule le long des voies ferrées, à la périphérie de la ville de Santa Fe. Il rend compte des coutumes et des tâches quotidiennes des habitants, ainsi que de leurs parcours de vie. Tire Dié est considéré comme le film qui a marqué le début de l’histoire du documentaire argentin indépendant. C’est pourquoi Fernando Birri est considéré comme le père du cinéma documentaire national. Tire Dié a été le phare qui a éclairé le parcours des cinéastes soucieux tant de la documentation ethnographique des autres que de l’intervention politique sur le réel. » Javier Campo
Buenos Aires
de DAVID JOSÉ KOHON
« Dénonciation de la modernisation partielle de Buenos Aires. À travers un montage parallèle, [le film] met en contraste le centre-ville et le nord de la ville avec la banlieue qui ne bénéficie pas des avantages de l’urbanisation. Cette modernité se manifeste à travers les gratte-ciels et les immeubles de bureaux, les transports publics qui circulent à grande vitesse, les passants qui se pressent. Cela contraste avec les images des habitations du bidonville, lmées sous des angles plongeants, a n de montrer la grande super cie qu’elles occupent sur le territoire. On perçoit ce contraste non pas comme une contradiction, mais comme une continuité propre de la logique de la modernisation. » Sonia Sasiain
Los 40 cuartos
de JUAN FERNANDO OLIVA
« Le modèle économique fondé sur une surenchère du développement a entraîné une baisse des reve-nus qui a touché les couches les plus défavorisées de la population. Pour illustrer cela, le cinéaste recourt au docu-fiction dans lequel un jeune couple à la recherche d’un logement, après que la jeune femme a perdu son emploi, ne trouve d’autre solution que de s’installer dans l’immeuble surpeuplé connu sous le nom de “Los 40 cuartos”. En 1963, le gouvernement a confisqué Los 40 cuartos par décret et en a interdit la diffusion pour “diffusion d’activités de propagande communiste”. » Sonia Sasiain
De los abandonados
de MABEL IZTCOVITCH
« Le syndrome d’hospitalisme touche les bébés lorsqu’ils sont hospitalisés loin de leur mère et peut entraîner la mort : c’est le sujet de ce film. Mabel Itzcovich a choisi d’aborder le problème à la première personne, en tant que femme et mère. Avec une forme concise et bouleversante, une photographie contrastée et austère, la réalisatrice évoque d’abord son intérêt pour les mères qui se rendent à l’hôpital, puis pour leurs enfants, et enfin sa découverte de cette autre maladie qui s’ajoutait à celle qui avait provoqué l’hospitalisation. C’est alors que les raisons sont évoquées : un système médical déshumanisé, auquel s’ajoutent les inégalités économiques. » Fernando Martín Peña
Reportaje a un vagón
de JORGE V. GOLDENBERG
Ce film est le reflet inversé de Tire Dié, le film qui a marqué le début de la réflexion documentaire sur l’Amérique latine. Si Tire Dié s’intéresse à ce qui se passe à l’extérieur du train, dans Reportaje a un vagón, la caméra choisit de regarder vers l’intérieur, vers les passagers. Goldenberg travaille une esthétique de l’enchaînement de plans-détails de courte durée qui se succèdent, cadrant des visages, des gestes de voyageurs et des regards-caméra. Dans le montage sonore il entrecroise des récits qui appartiennent à la fois à tous les voyageurs et à aucun d’entre eux : ce récit traite de la migration et du rêve d’une meilleure vie, dans un contexte de tension entre la campagne et la ville. F.R.
El hambre oculta
de DOLLY PUSSI
« Ce court métrage documentaire est présenté dans le cadre d’une collaboration avec la Campagne mondiale contre la faim organisée par les Nations Unies. Il s’agit d’un travail de Dolly Pussi réalisé dans le cadre de ses études à l’Institut de cinématographie de l’Universidad Nacional del Litoral, inspiré par l’impact de la situation à l’hôpital des enfants de la province de Santa Fe, qui l’a amenée à mener une enquête sur les maladies liées à la faim. Le film présente tour à tour la situation mondiale, nationale et provinciale en lien avec ce thème, réclamant une répartition plus juste des denrées alimentaires disponibles. » Ana Broitman
10:00
13:30
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Hold My Hand / Un lugar más grande
En présence de l’équipe du filmHold my hand
de SOPHIE SHERMAN
Entre 2020 et 2022, Sophie Sherman filme ses proches confinés entre la France, la Belgique et l’Angleterre. Ponctué par une naissance et une mort le film s’attache aux actes de soin, aux contacts humains et à la grâce et fragilité des moments partagés.
Un lugar màs grande
de NICOLAS DÉFOSSÉ
Au Chiapas, dans le sud du Mexique, les habitants de Tila et d’autres villages ayant expulsé la mairie et la police se confrontent au défi de l’autogouverne-
ment. Un lugar más grande explore la construction de l’autonomie au quotidien, révélant une large trame de personnes, de générations, d’esprits et de paysages, et des images inédites. Une plongée au cœur d’un processus collectif, quand l’autogouvernance devient une responsabilité envers soi-même et envers les autres. Une aventure d’inspiration zapatiste en territoire maya ch’ol.
14:15
17:04
1 Salle cinéma
Docmonde
Où sont passés les visages ? / Resurgence
En présence de l’équipe du film Où sont passés les visages ?de WALLY
Dans une ville marquée par les inégalités, la réalisatrice se met en quête de filmer les personnes de la communauté LGBTQI de Pointe-Noire. Comment filmer les corps sans trahir leur vital anonymat ? Entre peines, célébration, déclaration et autoportrait, le récit transcende les simples apparences…
Resurgence
de FEGUENSON HERMOGÈNE
J’ai à peine 10 ans lorsque je suis le témoin de l’agression de ma mère par mon père, aujourd’hui décédé. Au fil du temps, cet événement devient un sujet tabou dans ma famille. Après trois années passées à Cuba pour étudier, je reviens auprès de ma mère avec le désir de toucher à cette parole interdite et de faire émerger de l’oubli le nom de cet homme à la fois adulé et détesté. Naît alors un récit familial à travers un dialogue intime entre un fils et sa mère sur la violence des hommes, de mon père, d’une société, et celle que je crains porter en moi.
14:15
18:00
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Have you ever killed a bear? Or Becoming Jamila / We began by Measuring Distance / Anatomie du contrôle
En présence de l’équipe du filmHave You Ever Killed a Bear? or Becoming Jamila
de MARWA ARSANIOS
Vidéo issue d’une performance née d’une enquête sur Jamila Bouhired, militante algérienne qui a lutté pour la liberté. La recherche porte sur les différentes représentations de Jamila au cinéma, ainsi que sur sa présence et sa mise en valeur dans les années 1960 et 1970 au sein de la revue égyptienne Al-Hilal, importante publication culturelle du monde arabe. Le projet soulève la question de ce que signifie incarner le rôle d’une combattante de la liberté, et de devenir une icône.
We Began by Measuring Distance
de BASMA AL-SHARIF
De longs plans fixes, textes, langues et sons s’entremêlent pour dépeindre l’histoire d’un collectif anonyme qui passe son temps à mesurer des distances. Ces mesures anodines acquièrent un caractère politique, nous invitant à réfléchir à la manière dont l’image et le son transmettent l’histoire. We Began by Measuring Distance aborde le désenchantement ultime face aux faits lorsque le visuel échoue à communiquer le tragique.
Anatomie du contrôle
de MAHMOUD ALHAJ
Essai expérimental sur l’évolution technologique de la violence et des mécanismes de contrôle exercés par Israël sur Gaza et le peuple palestinien. Structuré en trois mouvements, le film articule un récit à la première personne avec des archives personnelles et historiques, interrogeant la relation entre image, guerre, domination et mémoire.
14:30
19:40
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
L'Heure des brasiers
L'Heure des brasiersde FERNANDO E. SOLANAS, OCTAVIO GETINO
Monument filmique en trois parties, chacune se distinguant par une approche formelle, une thématique et des objectifs spécifiques. La première est conçue comme un essai filmique dans lequel est analysé le caractère néocolonial de la dépendance économique latino-américaine. La deuxième, pensée comme un film-action, est une analyse de dix ans de gouvernement péroniste. La troisième se présente comme une étude sur la signification de la violence et de sa force révolutionnaire. Solanas et Getino utilisent un vaste arsenal de formes et techniques cinématographiques, faisant du montage un instrument de lutte et d’émancipation.
14:30
16:45
4 Salle Moulinage
Palestine - Liban
Off Frame ou la Révolution jusqu'à la victoire / The Diary of a Sky
Off Frame ou la Révolution jusqu’à la victoirede MOHANAD YAQUBI
Ce film est une méditation sur les luttes du peuple palestinien pour faire advenir leurs propres représentations dans les années soixante et soixante-dix, avec la création de l’Unité du Film Palestinien au sein de l’Organisation de Libération de la Palestine. Exhumant des films conservés dans des archives à travers le monde, Off Frame débute par des représentations populaires de la Palestine moderne et retrace le travail de cinéastes militants pour se réapproprier les images et les récits du cinéma révolutionnaire. En ressuscitant une mémoire de lutte oubliée, Off Frame fait
revivre ce qui se joue dans le cadre, et, à travers une réflexion critique, interroge le hors-champ.
The Diary of a Sky
de LAWRENCE ABU HAMDAN
The Diary of a Sky déploie une symphonie atmosphérique de violence sur Beyrouth, révélant la fusion troublante des vols militaires israéliens incessants et du bourdonnement des générateurs lors des coupures de courant. Cet essai vidéo plonge les spectateurs dans une chronique glaçante de la vie quotidienne transformée par l’armement du ciel, où la terreur des incursions répétées devient
un arrière-plan inquiétant et banal.
17:30
18:30
5 Salle L’Imaginaïre
École documentaire d'Ardèche Images - présentation des formations
Présentation de l’ensemble des formations de l’Ecole Documentaire d’Ardèche Images
L’École documentaire propose des formations initiales (Master 2 Documentaire de création) et professionnelles pour s’engager dans le documentaire de création ou approfondir sa pratique professionnelle autour de la production, de la technique (son & image), ou de l’écriture documentaire. Elle offre un cadre incomparable de travail, de partage et d’expérimentation, où chacun·e peut affirmer la singularité de son regard, accompagné·e par des professionnel·les en activité. Et propose également un centre de ressource au fonds de films exceptionnel, la Maison du doc, et des ateliers de pratique amateure sur le territoire avec des personnes de tous horizons.
Venez découvrir notre offre de formations adaptées à chaque projet et poser vos questions.
19:00
20:45
1 Salle cinéma
Une histoire de diffusion
Nicole Nicole
En présence de l’équipe du filmNicole Nicole
de LAUREN DÅLLENBACH
Nicole, 55 ans, et sa mère Alberte, 87 ans, vivent ensemble dans une villa au bord du Léman. Leurs habitudes les figent dans la codépendance : Nicole, on l’imagine incapable d’autonomie et Alberte est terrifiée à l’idée de se retrouver seule. Mais en se rapprochant de Lauren, sa nièce cinéaste, Nicole va explorer une possible émancipation. Un film de famille qui choisit la douceur comme moteur.
20:45
23:30
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Autrement, la Molussie
En présence de l’équipe du filmAutrement, la Molussie
de NICOLAS REY
Un film en neuf chapitres présentés dans un ordre aléatoire, basés sur des fragments de La Catacombe de Molussie, roman allemand écrit entre 1932 et 1936 par Günther Stern dit Günther Anders (« autrement », en allemand). Des prisonniers d’une geôle d’un État fasciste imaginaire, la Molussie, se transmettent des histoires à propos du dehors, comme autant de fables à portée philosophique.
21:00
23:42
1 Salle cinéma
Expériences du regard
Hold My Hand / Un lugar más grande
Hold my handde SOPHIE SHERMAN
Entre 2020 et 2022, Sophie Sherman filme ses proches confinés entre la France, la Belgique et l’Angleterre. Ponctué par une naissance et une mort le film s’attache aux actes de soin, aux contacts humains et à la grâce et fragilité des moments partagés.
Un lugar màs grande
de NICOLAS DÉFOSSÉ
Au Chiapas, dans le sud du Mexique, les habitants de Tila et d’autres villages ayant expulsé la mairie et la police se confrontent au défi de l’autogouverne-
ment. Un lugar más grande explore la construction de l’autonomie au quotidien, révélant une large trame de personnes, de générations, d’esprits et de paysages, et des images inédites. Une plongée au cœur d’un processus collectif, quand l’autogouvernance devient une responsabilité envers soi-même et envers les autres. Une aventure d’inspiration zapatiste en territoire maya ch’ol.
21:00
23:52
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Faena / Un largo silencio / Quema / Patagonia / El mundo de la mujer / Monopolios
Faenade HUMBERTO RÍOS
« Faena est un film qui dépeint de manière objective la cruelle réalité de l’abattage des animaux destinés à la consommation humaine. Ce film, produit dans un pays fondé dès ses origines sur l’élevage et fier, par ailleurs, de ses exportations de viande, exprime de la manière la plus crue qui soit une critique sociale et culturelle des fondements les plus profondément enracinés de sa tradition bovine. Contrairement à ce que l’on peut voir dans le film Le Sang des bêtes de Georges Franju, le réalisateur sympathise essentiellement avec les ouvriers exploités dans les usines de viande sanglantes, plutôt qu’avec les animaux démembrés. » Edgardo Gutiérrez
Un largo silencio
de ELISEO SUBIELLA
Un largo silencio est un documentaire à caractère quasi-fictionnel qui raconte la triste histoire des patients de l’hôpital neuropsychiatrique Borda, où ceux-ci sont enfermés, oubliés et marginalisés par une société qui ne s’intéresse pas à eux. Derrière ces murs se cachent des fantasmes tels que des symboles étranges, des mondes parallèles et des personnages fascinants. Première œuvre de Subiela et signe annonciateur de ce qui allait devenir son célèbre Hombre mirando al sudeste (1986). La narration est impeccable, la mise en scène est d’une force plastique impitoyable et d’une vigueur esthétique sans compromis. Un excellent début, à la fois prometteur et novateur. F.R.
Quema
de ALBERTO FISCHERMAN
« En tant que film, Quema est audacieux non seulement par ses choix formels – voix off et reconstitution –, mais aussi par sa capacité à styliser l’extrême pauvreté de la vie quotidienne sur la décharge. Tout cela est rendu possible grâce au travail de caméra et à la bande-son. L’accent mis sur l’esthétique anticipe le lien entre l’art et les déchets qui deviendra la marque de fabrique d’Antonio Berni, l’un des artistes les plus importants de la même période. Berni réalisera des fresques murales conçues comme des collages de maté- riaux trouvés, parfois provenant de la zone même où Quema a été tourné. » Ernesto Livon-Grosman
Patagonia
de NARCISA HIRSCH
Figure centrale du cinéma expérimental argentin, Narcisa Hirsch a réalisé des œuvres novatrices dans les domaines du cinéma, des happenings, de l’installation, de la photographie et de l’écriture – sur des thèmes tels que l’amour et l’érotisme, le corps et le regard féminin, la famille et la mortalité, l’art et l’amitié. Patagonia est un journal filmé en Super 8 de l’été 1970. À travers des scènes évocatrices entrecoupées de gros plans, de montages rapides, de plans image par image et de prises de vue en accéléré, l’artiste immortalise avec grâce des instants de sa vie, depuis ses rencontres avec de minuscules chenilles et mouches jusqu’aux immenses paysages qui s’offrent à elle. F.R.
El mundo de la mujer
de MARÍA LUISA BEMBERG
Son premier film est une œuvre féministe consacré à un salon professionnel dédié aux produits destinés aux femmes. Le regard sarcastique et caustique de la réalisatrice s’abattant sur les hommes qui construisent ce « monde » que sur les femmes qui le soutiennent. À travers des techniques de distanciation, principalement entre l’image et le son, Bemberg dénonce l’utilisation de la femme comme un objet, comme une marchandise, et remet en question la performativité du genre, la société machiste et la société de consommation. F.R.
Monopolios
de MÍGUEL ANGEL MONTE
« Dernier film réalisé par l’Institut de cinématographie de l’Universidad Nacional del Litoral avant sa fermeture définitive, Monopolios confirme l’ancrage des propositions modernistes et de la perspective critique au fil des décennies. Ce court métrage rassemble différents procédés d’auto-réflexivité pour dénoncer les ravages du capitalisme et sensibiliser le peuple travailleur en l’appelant à la lutte active. Monopolios met radicalement l’accent sur la mise en lumière des relations de domination et de leur impact sur la classe ouvrière, qu’il entend mobiliser par un discours critique et percutant. » Javier Cossalter
21:00
23:30
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Letters from Home / Still Playing
En présence de l’équipe du filmLetters from Home
d'IBRO HASANOVIĆ
Un film épistolaire constitué de cassettes VHS envoyées de Srebrenica entre 1993 et 1994 par le père du cinéaste, dépeignant la mise en scène d’une « vie normale » au cœur de la guerre.
Still Playing
de MOHAMED MESBAH
Cisjordanie, été 2024. Rasheed, un créateur de jeu vidéo, s’efforce d’élever ses deux fils malgré les raids de l’armée israélienne et les nouvelles de Gaza. La nuit, il crée des jeux où les mères et les pères n’arrivent plus à protéger leurs enfants.
21:15
00:05
6 Plein air
Plein air
Nous qui partageons la vie en mer / Memory
En présence de l’équipe du filmNous qui partageons la vie
de LILOÉ DUCHESNE
Depuis plusieurs années, ma famille accueille des enfants placés. Nous ne savons jamais quand ces enfants arrivent, ni quand ils repartent. Eux non plus, d’ailleurs. Il nous faut alors tanguer au gré des traversées de chacun.
Memory
de VLADENA SANDU
À 6 ans, Vladlena quitte la Crimée pour Grozny après le divorce de ses parents, sans savoir que la guerre va bouleverser son enfance. Tandis que l’Union soviétique s’effondre, les tensions en Tchétchénie dégénèrent en conflit armé. La ville sombre dans la violence. Après quatre ans de guerre, sa mère est grièvement blessée et Vladlena doit fuir vers la Russie. Dans ce film hybride autobiographique et poétique, elle revisite ses souvenirs pour interroger la transmission de la violence entre générations.
Mardi 18 août 2026
09:45
12:30
1 Salle cinéma
L'Exercice critique
L'exercice critique
Lettre de Sibériede CHRIS MARKER
« Je vous écris d’un pays lointain. On l’appelle la Sibérie. À la plupart d’entre nous, il n’évoque rien d’autre qu’une Guyane gelée, et pour le général tsariste Andréiévitch, c’était “le plus grand terrain vague du monde”. Il y a heureusement plus de chose sur la terre et sous le ciel, fussent-ils sibériens, que n’en ont rêvées tous les généraux ».
09:45
13:00
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
El Barro de la Revolución
En présence de l’équipe du film El barro de la revoluciónde PALOMA POLO
Quelles conditions sociales donnent naissance au changement politique ? Cette question a conduit Paloma Polo au sein du mouvement révolutionnaire aux Philippines. Le travail, la coexistence et l’enquête filmique qu’elle a menés sur un front de guérilla ont été l’aboutissement de trois années de recherche et de réflexion sur les luttes politiques du pays. Depuis plus de cinq décennies, les initiatives portées par les communautés communistes y sont négligées, censurées et violemment réprimées pour avoir cherché à instaurer d’autres formes d’existence sociopolitiques et culturelles.
10:00
13:32
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Puerto Piojo / Hermógenes Cayo (Imaginero) / El camino hacia la muerte del viejo Reales
Puerto Piojode RODOFO FREIRE, LUIS CAZES
« Dans leur court métrage, Cazes et Freire s’attachent à décrire un lieu où, autrefois, l’activité productive battait son plein et qui, au moment du tournage, sert d’espace d’implantation pour des cabanes. À Puerto Piojo, “il y avait du boulot”, dit un ouvrier en voix off. Un vestige d’une autre époque. Toujours en décalage, les classes populaires sont reléguées dans un lieu déjà dépassé par “le progrès”. Même leurs aspirations politiques appartiennent au passé : selon l’ouvrier narrateur du film, Yrigoyen et Perón étaient “leurs pères”. Les dirigeants actuels (dans les années soixante) ne sont rien d’autre que des “voleurs”. » María Aimaretti, Lorena Bordigoni, Javier Campo
Hermógenes Cayo (Imaginero)
de JORGE PRELORÀN
« Documenter la culture du nord de l’Argentine est l’objectif de Prelorán ; une seule famille peut incarner toute une civilisation. Sauver les coutumes en voie de disparition et donner la parole aux sujets marginalisés du cinéma sont les principes directeurs de Hermógenes Cayo. Prelorán pratique l’observation participante sur une longue période : le temps passé au contact des gens est fondamental pour la création de ses ethno-biographies. Certaines techniques sont utilisées pour donner plus de vraisemblance à la réalité, mais leur utilisation ne contredit pas le principe fondamental de Prelorán : rien ne doit être dramatisé, romancé, joué ou reconstitué. » Javier Campo
El camino hacia la muerte del viejo Reales
de GERARDO VALLEJO
« Histoire d’un ancien ouvrier agricole retraité des plantations de canne à sucre, veuf et père de douze enfants. Le projet initial prenait la forme d’entre- tiens, mais le réalisateur a décidé de l’abandonner et a opté pour une autre approche : faire recréer et jouer leur propre vie par ses protagonistes. Documentaire et fiction ne s’opposent pas mais se mêlent, à l’image de l’enregistrement du réel et de la rêverie du possible. Et l’évocation et le jeu sont initiés par ces sujets qui, de par leurs conditions matérielles d’existence, n’avaient jamais été considérés comme les acteurs naturels de ces procédés performatifs complexes. » Fernando Svetko
10:00
12:58
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Ni Kayé / Saudades Eternas
En présence de l’équipe du film Ni Kayéde SALOMÉ MOINDJIE-GALLET
Ansoir, jeune boxeur comorien, rêve d’ailleurs. Partir de l’île semble impossible, la mer l’invite, le défie et son corps devient alors son seul passe- port.
Depuis des décennies, Grande Comore reste absente du territoire cinématographique, attendant d’être racontée.
Saudades Eternas
de EMMA BOCCANFUSO
Dans une maison de briques au cœur d’une favela de Rio, Sueli crie, insulte, console. Matriarche d’un clan bruyant, elle veille sur ses enfants et petits-enfants, insensibles aux rafales de tirs qui rythment le quotidien. Autour d’elle, les morts se succèdent, les enfants grandissent, la maison se transforme au fil de travaux sans fin. Sueli reste.
10:15
12:05
5 Salle L’Imaginaïre
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Um dia numa aldeia comunal / Have You Ever Killed a Bear? or Becoming Jamila / We Began by Measuring Distance / Anatomie du contrôle
Um dia numa aldeia comunalde MOIRA FORJAZ
Um dia numa aldeia comunal (« une journée dans un village communal ») est un documentaire de 1981 réalisé par la photographe Moira Forjaz, qui a étudié le cinéma auprès de Jean-Luc Godard lors de son séjour au Mozambique après l’indépendance du pays en 1975. Le film dépeint le quotidien et les dynamiques sociales du village communal de Vigilância, situé dans la province de Gaza et vivant de l’agriculture. Il met l’accent sur l’organisation collective, l’émancipation des femmes et le travail communautaire. Dans le contexte de la guerre civile qui ravageait alors le Mozambique, et avant même la première projection publique du film, le village fut attaqué et ses habitants tués.
Have You Ever Killed a Bear? or Becoming Jamila
de MARWA ARSANIOS
Vidéo issue d’une performance née d’une enquête sur Jamila Bouhired, militante algérienne qui a lutté pour la liberté. La recherche porte sur les différentes représentations de Jamila au cinéma, ainsi que sur sa présence et sa mise en valeur dans les années 1960 et 1970 au sein de la revue égyptienne Al-Hilal, importante publication culturelle du monde arabe. Le projet soulève la question de ce que signifie incarner le rôle d’une combattante de la liberté, et de devenir une icône.
We Began by Measuring Distance
de BASMA AL-SHARIF
De longs plans fixes, textes, langues et sons s’entremêlent pour dépeindre l’histoire d’un collectif anonyme qui passe son temps à mesurer des distances. Ces mesures anodines acquièrent un caractère politique, nous invitant à réfléchir à la manière dont l’image et le son transmettent l’histoire. We Began by Measuring Distance aborde le désenchantement ultime face aux faits lorsque le visuel échoue à communiquer le tragique.
Anatomie du contrôle
de MAHMOUD ALHAJ
Essai expérimental sur l’évolution technologique de la violence et des mécanismes de contrôle exercés par Israël sur Gaza et le peuple palestinien. Structuré en trois mouvements, le film articule un récit à la première personne avec des archives personnelles et historiques, interrogeant la relation entre image, guerre, domination et mémoire.
14:15
17:45
1 Salle cinéma
Tënk
Jolie petite histoire / Dans la gueule de l’ogre
En présence de l’équipe du filmJolie petite histoire
de ÉLODIE BEAUMONT TARILLON
Un soir d’hiver 95, Carole fait comme Cendrillon dans la chanson : elle part, laissant derrière elle un mari violent et trois enfants. Il faut se méfier des princes charmants.
Dans la gueule de l’ogre
de MAHSA KARAMPOUR
La destinée romanesque de mon frère Siavash, si loin de la mienne, m’échappe et me fascine. Alors que je viens de devenir française et qu’il s’apprête à devenir américain, loin de notre Iran natal, nous cherchons un terrain de jeu commun.
14:15
17:22
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Faísca / Rami Rami Kirani / Ava Yvy Vera - Terre du Peuple de la Foudre
En présence de l’équipe du film Faíscade BÁRBARA MATIAS KARIRI
La disparition des jaguars du territoire plonge les habitants de la communauté dans le désarroi. Des femmes de différentes générations se retrouvent confrontées à ce conflit qui les oblige à percer d’anciens secrets pour faire revenir les jaguars, avant que les habitants ne disparaissent à leur tour.
Rami Rami Kirani
de LIRA MAWÃPAI HUNIKUI, LUCIANA TXIRÁ HUNIKUI
Jusqu’à récemment, les femmes Huni Kuin ne pouvaient ni consacrer ni préparer le Nixi Pae (ayahuasca). Seuls les hommes connaissaient le pouvoir de ce remède. Ce film traite de l’apprentissage, des transformations et de la puissance de l’ayahuasca, vus à travers le regard de ces femmes.
Ava Yvy Vera – Terre du Peuple de la Foudre
de GENITO GOMES, VALMIR GONÇALVES CABREIRA, JHONATAN GOMES, JOILSON BRITES, JHONN NARA GOMES, SARAH BRITES, DULCÍDIO GOMES, EDINA XIMENES
« Ici se trouve le cœur de la terre. Nous luttons pour le cœur de la terre, ce territoire. Nous luttons non seulement pour ce morceau de terre mais aussi pour tous les territoires du cœur de la terre. C’est notre foyer. Nous, les Ava, sommes les descendants du cœur de la terre. » (Valdomiro Flores, Tekoha Guaiviry)
14:30
18:19
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Ya es tiempo de violencia / La memoria de nuestro pueblo / Me matan si no trabajo y si trabajo me matan / Resistir / Las A.A.A. son las tres armas
Ya es tiempo de violenciade ENRIQUE JUÁREZ
« Ya es tiempo de violencia est un film clandestin, signé anonymement, un film où le réalisateur s’adresse directement à nous et nous interpelle, cherchant un effet précis chez les spectateurs : les inciter à prendre les armes. Juárez tente de démanteler le discours prétendument objectif et toute la bande visuelle du film est composée d’images tirées des médias de masse. Il tente de démontrer comment ces médias fonctionnent au service d’une classe hégémonique et dominante, qui les utilise pour anéantir l’esprit critique de la population argentine. Ce film a été confisqué et a “disparu” sous la dictature militaire, et en 1976, Juárez lui-même a été assassiné. » Fernando Gabriel
La memoria de nuestro pueblo
de ROLANDO LÓPEZ
« La memoria de nuestro pueblo s’ouvre sur le témoignage d’un ouvrier du nord de la province de Santa Fe relatant l’exploitation subie par la classe ouvrière. Ensuite, la présence de Perón est rendue explicite : des images du bombardement de la Plaza de Mayo et de la manifestation réclamant Perón sont montrées ainsi que les images des ouvriers qui ont défendu Perón. L’ouvrier exprime également son opposition à la bureaucratie syndicale, qu’il accuse de trahison et de vente. Il propose de rompre le dialogue et de lancer une véritable lutte armée, laquelle, selon son point de vue péroniste, “n’est pas violence mais justice” ». Javier Cossalter
Me matan si no trabajo y si trabajo me matan; la huelga obrera en la fábrica INSUD
du GRUPO CINE DE LA BASE (RAYMUNDO GLEYZER)
« Ce court métrage expose la situation des ouvriers de l’usine INSUD, victimes d’intoxication au plomb et qui se sont battus pour améliorer les conditions sanitaires de l’entreprise. L’utilisation de ressources issues du théâtre épique est manifeste, tout comme la présence de matériaux divers provenant de sources hétérogènes : narration avec affiches, articles de journaux, animations graphiques, chansons, bannières, témoignages et combinaison d’images fixes et animées. Toutes ces ressources, qui créent une distance, provoquent une réflexion esthétique sur le médium lui-même, tout en s’inscrivant dans un cinéma engagé et de combat. » Javier Cossalter
Resistir
de JULIÁN CALINKI (JORGE CEDRÓN)
« Film clandestin réalisé par Jorge Cedrón à la demande de l’organisation militante des Montoneros : il a été tourné en France, pendant l’exil de tous les participants, avec un minimum de matériel. À trente secondes du début, un plan nous présente Mario Eduardo Firmenich, chef des Montoneros, assis à une table. Firmenich explique que, pour comprendre la situation actuelle en Argentine – c’est-à-dire le coup d’État militaire de 1976 et la lutte menée par les organisations de guérilla – il est nécessaire de se pencher sur l’histoire argentine du xxe siècle. Il expose ensuite le point de vue des Montoneros sur de nombreux processus politiques, sociaux et économiques. » Álvaro Bretal
Las A.A.A. son las tres armas. Fragmentos de la carta abierta a la junta militar argentina del escritor Rodolfo Walsh
du GRUPO CINE DE LA BASE (JORGE DENTI)
« Le titre du lm, ainsi que les thèmes qu’il aborde, sont tirés de la Lettre ouverte d’un écrivain à la junte militaire de Rodolfo Walsh, qui révèle la réalité de la dictature militaire argentine instaurée par le coup d’État du 24 mars 1976. Des extraits du dernier texte de l’écrivain révolutionnaire sont reproduits dans le film sous forme de commentaire, parfois incarné par la voix d’un personnage lisant des passages du texte lors d’une réunion politique privée. La lettre de Walsh, datée du 24 mars 1977, dénonce les crimes contre l’humanité perpétrés par les forces de sécurité pour exterminer les groupes de gauche et les dissidents. » Rodrigo Sebastián
14:30
15:51
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Letters from Home / Still Playing
Letters from Homede IBRO HASANOVIĆ
Un film épistolaire constitué de cassettes VHS envoyées de Srebrenica entre 1993 et 1994 par le père du cinéaste, dépeignant la mise en scène d’une « vie normale » au cœur de la guerre.
Still Playing
de MOHAMED MESBAH
Cisjordanie, été 2024. Rasheed, un créateur de jeu vidéo, s’efforce d’élever ses deux fils malgré les raids de l’armée israélienne et les nouvelles de Gaza. La nuit, il crée des jeux où les mères et les pères n’arrivent plus à protéger leurs enfants.
14:45
17:00
5 Salle L’Imaginaïre
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Tire Dié / Buenos Aires / Los 40 cuartos / De los abandonados / Reportaje a un vagón / El hambre oculta
Tire Diéde FERNANDO BIRRI
« Ce documentaire se déroule le long des voies ferrées, à la périphérie de la ville de Santa Fe. Il rend compte des coutumes et des tâches quotidiennes des habitants, ainsi que de leurs parcours de vie. Tire Dié est considéré comme le film qui a marqué le début de l’histoire du documentaire argentin indépendant. C’est pourquoi Fernando Birri est considéré comme le père du cinéma documentaire national. Tire Dié a été le phare qui a éclairé le parcours des cinéastes soucieux tant de la documentation ethnographique des autres que de l’intervention politique sur le réel. » Javier Campo
Buenos Aires
de DAVID JOSÉ KOHON
« Dénonciation de la modernisation partielle de Buenos Aires. À travers un montage parallèle, [le film] met en contraste le centre-ville et le nord de la ville avec la banlieue qui ne bénéficie pas des avantages de l’urbanisation. Cette modernité se manifeste à travers les gratte-ciels et les immeubles de bureaux, les transports publics qui circulent à grande vitesse, les passants qui se pressent. Cela contraste avec les images des habitations du bidonville, lmées sous des angles plongeants, a n de montrer la grande super cie qu’elles occupent sur le territoire. On perçoit ce contraste non pas comme une contradiction, mais comme une continuité propre de la logique de la modernisation. » Sonia Sasiain
Los 40 cuartos
de JUAN FERNANDO OLIVA
« Le modèle économique fondé sur une surenchère du développement a entraîné une baisse des reve-nus qui a touché les couches les plus défavorisées de la population. Pour illustrer cela, le cinéaste recourt au docu-fiction dans lequel un jeune couple à la recherche d’un logement, après que la jeune femme a perdu son emploi, ne trouve d’autre solution que de s’installer dans l’immeuble surpeuplé connu sous le nom de “Los 40 cuartos”. En 1963, le gouvernement a confisqué Los 40 cuartos par décret et en a interdit la diffusion pour “diffusion d’activités de propagande communiste”. » Sonia Sasiain
De los abandonados
de MABEL IZTCOVITCH
« Le syndrome d’hospitalisme touche les bébés lorsqu’ils sont hospitalisés loin de leur mère et peut entraîner la mort : c’est le sujet de ce film. Mabel Itzcovich a choisi d’aborder le problème à la première personne, en tant que femme et mère. Avec une forme concise et bouleversante, une photographie contrastée et austère, la réalisatrice évoque d’abord son intérêt pour les mères qui se rendent à l’hôpital, puis pour leurs enfants, et enfin sa découverte de cette autre maladie qui s’ajoutait à celle qui avait provoqué l’hospitalisation. C’est alors que les raisons sont évoquées : un système médical déshumanisé, auquel s’ajoutent les inégalités économiques. » Fernando Martín Peña
Reportaje a un vagón
de JORGE V. GOLDENBERG
Ce film est le reflet inversé de Tire Dié, le film qui a marqué le début de la réflexion documentaire sur l’Amérique latine. Si Tire Dié s’intéresse à ce qui se passe à l’extérieur du train, dans Reportaje a un vagón, la caméra choisit de regarder vers l’intérieur, vers les passagers. Goldenberg travaille une esthétique de l’enchaînement de plans-détails de courte durée qui se succèdent, cadrant des visages, des gestes de voyageurs et des regards-caméra. Dans le montage sonore il entrecroise des récits qui appartiennent à la fois à tous les voyageurs et à aucun d’entre eux : ce récit traite de la migration et du rêve d’une meilleure vie, dans un contexte de tension entre la campagne et la ville. F.R.
El hambre oculta
de DOLLY PUSSI
« Ce court métrage documentaire est présenté dans le cadre d’une collaboration avec la Campagne mondiale contre la faim organisée par les Nations Unies. Il s’agit d’un travail de Dolly Pussi réalisé dans le cadre de ses études à l’Institut de cinématographie de l’Universidad Nacional del Litoral, inspiré par l’impact de la situation à l’hôpital des enfants de la province de Santa Fe, qui l’a amenée à mener une enquête sur les maladies liées à la faim. Le film présente tour à tour la situation mondiale, nationale et provinciale en lien avec ce thème, réclamant une répartition plus juste des denrées alimentaires disponibles. » Ana Broitman
17:30
18:40
5 Salle L’Imaginaïre
Rencontres professionnelles
Atelier LaSCAM - Brouillon d'un rêve documentaire
Cet atelier sera consacré à la bourse Brouillon d'un rêve documentaire et au parcours proposé en deux volets, Repérages et Écriture.
Créées par et pour les auteurices, les Bourses "Brouillon d'un rêve" permettent de poursuivre et développer un travail d'écriture, d'effectuer des repérages, recherches, des entretiens préparatoires...
Vous êtes auteurice d'un projet et vous doutez de son éligibilité à Brouillon d'un rêve ? Vous vous interrogez sur les attentes des jurys ? Vous souhaitez comprendre la philosophie de Brouillon d'un rêve ? Lise Roure, responsable de l'aide à la création à LaScam, répondra à toutes vos questions.
18:45
19:57
2 Salle des fêtes
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
El camino hacia la muerte del viejo Reales
El camino hacia la muerte del viejo Realesde GERARDO VALLEJO
« Histoire d’un ancien ouvrier agricole retraité des plantations de canne à sucre, veuf et père de douze enfants. Le projet initial prenait la forme d’entre- tiens, mais le réalisateur a décidé de l’abandonner et a opté pour une autre approche : faire recréer et jouer leur propre vie par ses protagonistes. Documentaire et fiction ne s’opposent pas mais se mêlent, à l’image de l’enregistrement du réel et de la rêverie du possible. Et l’évocation et le jeu sont initiés par ces sujets qui, de par leurs conditions matérielles d’existence, n’avaient jamais été considérés comme les acteurs naturels de ces procédés performatifs complexes. » Fernando Svetko
19:00
20:45
1 Salle cinéma
Séance découverte
Jolie petite histoire / Still Playing
En présence de l’équipe du filmJolie petite histoire
de ÉLODIE BEAUMONT TARILLON
Un soir d’hiver 95, Carole fait comme Cendrillon dans la chanson : elle part, laissant derrière elle un mari violent et trois enfants. Il faut se méfier des princes charmants.
Still Playing
MOHAMED MESBAH
Cisjordanie, été 2024. Rasheed, un créateur de jeu vidéo, s’efforce d’élever ses deux fils malgré les raids de l’armée israélienne et les nouvelles de Gaza. La nuit, il crée des jeux où les mères et les pères n’arrivent plus à protéger leurs enfants.
19:00
22:15
4 Salle Moulinage
Ciné-banquet Tënk
Le Grand Miam
Le Grand MiamQu’est-ce qui nous rapproche ? Les films, certainement. Et un bon repas aussi. Pour cette soirée d’anniversaire, célébrons le collectif en croisant les deux ! Une soirée qui enchaîne courts métrages consacrés à l’amitié et bons petits plats servis à table, accompagnés, pour qui le souhaite, de vin d’Ardèche. Une invitation simple pour fêter les dix ans de Tënk avec vous : se réunir, manger des bonnes choses, regarder de bons films, et en parler !
La programmation
Skip Day
Patrick Bresnan & Ivete Lucas - 17 minutes - États-Unis – 2018
Un regard intime sur une journée très spéciale dans la vie de lycéens d’un coin industriel des Everglades en Floride. Le bal de fin d’année est derrière eux, l’avenir est incertain : des ami.es de longue date parcourent 90 km pour rejoindre la plage et savourer les vagues.
Je veux que l’on se souvienne de nous
Hélène Giannecchini - 27 minutes - France - 2025
Dans le Vermont, la photographe Donna Gottschalk se livre : une vie passée à photographier les personnes queer, celles à qui l’on ne prête pas attention, qui travaillent et meurent seul.es.. Portraits, images de rues de la fin des années 1960 : des centaines de négatifs inédits ressurgissent enfin.
Nafura
Paul Heintz - 29 minutes - France - 2023
Dans ce road movie nocturne, Paul Heintz explore les imaginaires pour mieux défaire leur pouvoir coercitif. En Arabie saoudite, pour tromper l’ennui, trois amies se lancent, face à une fontaine à la forme phallique, dans une joute verbale autour du mot « Nafura ».
Which Is Witch?
Marie Losier - 6 minutes - France - 2020
Louis II de Bavière est pétrifié dans la glace depuis la nuit des temps. On le retrouve dans une forêt, par chance il est vivant ! Trois sœurs sorcières tentent de le décongeler et de percer son mystère musical. Nous sommes propulsés avec eux dans un conte de fée coloré et surréaliste.
Vous avez une accréditation au festival ? Cliquez sur "Changer" sur la ligne "Réservation avec votre titre d'accès" et vous pourrez prendre votre place !
20:45
23:32
2 Salle des fêtes
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Resonance spiral
En présence de l’équipe du filmResonance Spiral
de FILIPA CÉSAR, MARINHO PINA
La Médiathèque Abotcha de Malafo, un village de Guinée-Bissau, est à la fois un centre d’archives et un club dédié aux pratiques « agro-poétiques ». Tandis qu’Amílcar Cabral évoque le féminisme dans un enregistrement, les réalisateurs discutent des contradictions liées à la représentation de la communauté.
21:00
23:30
1 Salle cinéma
Expériences du regard
Bulakna
Bulaknade LEONOR NOIVO
Actuellement, un tiers de la population des Philippines vit et travaille à l’étranger. La plupart des femmes philippines parties en quête d’une vie meilleure ont trouvé un travail d’employée domestique, s’occupant des enfants des autres alors qu’elles ont quitté leurs propres enfants restés dans l’archipel...
21:00
00:44
3 Salle Scam
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Juan, como si nada hubiera sucedido
Juan, como si nada hubiera sucedidode CARLOS ALEJANDRO ECHEVERRÍA
« Carlos Echeverría a réalisé Juan, como si nada hubiera sucedido sur l’affaire de Juan Herman, disparu après son enlèvement à Bariloche. C’est un film avec une perspective ouverte, car il problématise et oppose les récits. Il se présente comme une enquête visant à élucider le mystère de la disparition d’Herman, à travers des entretiens avec un large éventail de personnalités politiques et idéologiques. Ni sous la dictature ni en démocratie, la justice n’est parvenue à trouver les coupables : c’est précisément l’objectif d’Echeverría, faire la lumière sur cette disparition. » Javier Campo
21:15
23:18
5 Salle L’Imaginaïre
Expériences du regard
Ni Kayé / Saudades Eternas
Ni Kayé
de SALOMÉ MOINDJIE-GALLET
Ansoir, jeune boxeur comorien, rêve d’ailleurs. Partir de l’île semble impossible, la mer l’invite, le défie et son corps devient alors son seul passe- port.
Depuis des décennies, Grande Comore reste absente du territoire cinématographique, attendant d’être racontée.
Saudades Eternas
de EMMA BOCCANFUSO
Dans une maison de briques au cœur d’une favela de Rio, Sueli crie, insulte, console. Matriarche d’un clan bruyant, elle veille sur ses enfants et petits-enfants, insensibles aux rafales de tirs qui rythment le quotidien. Autour d’elle, les morts se succèdent, les enfants grandissent, la maison se transforme au fil de travaux sans fin. Sueli reste.
21:15
23:30
6 Plein air
Plein air
Le Cordon
En présence de l’équipe du filmLe Cordon
de NOLWENN HERVÉ
Venezuela : quand un système de santé tombe en ruines, la vie ne tient qu’à un fil. Dans son ambulance de fortune, Carolina sillonne la ville de Maracaibo pour maintenir ce lien vital entre les femmes enceintes et leurs bébés. Tentant de dépasser son passé violent, elle se débat pour sauver la vie et trouver la rédemption.
Mercredi 19 août 2026
09:45
12:28
1 Salle cinéma
Journée Sacem
With Love and Rage
With Love and Ragede BOJINA PANAYOTOVA
1980. Des milliers de femmes encerclent le Pentagone. Elles protestent, pleurent, tissent, créent – réveillant une autre forme de puissance et inventant un nouveau mode d’action.
With Love and Rage fait revivre ce soulèvement comme une incantation politique et musicale.
09:45
12:49
2 Salle des fêtes
Séances spéciales
Yurlu | Country
En présence de l’équipe du film Note : la projection sera précédée d'une discussion de 45minYurlu | Country
de YAARA BOU MELHEM
Dans la région de Pilbara en Australie-Occidentale, Maitland Parker consacre sa vie à protéger Yurlu, sa terre ancestrale, intoxiquée par des mines d’amiante. Atteint d’un cancer, il se bat contre l’inaction des autorités et l’avidité des entreprises pour permettre à son peuple de renouer avec ses terres. Le film dévoile une catastrophe environnementale comparable à Tchernobyl, longtemps invisibilisée, et racontée pour la première fois du point de vue des Banyjima.
10:00
13:05
3 Salle Scam
Jeune création africaine
Nsala / Mone n'djon, une route du grand Sud / Catcher
Nsalade MICKAEL-SLTAN MBANZA
En mêlant des archives de la colonisation belge à des images tournées aujourd’hui, Nsala révèle la dimension humaine d’un système économique déshumanisant. À travers des images du passé et du présent, le film questionne l’héritage de l’exploitation et les traumatismes silencieux qui persistent dans les corps et les paysages marqués par l’histoire.
Mone n’djon, une route du grand Sud
de STEVE BIKO TIENTCHEU DJOUMISSI
Comme un retour aux sources, j’allais à nouveau traverser le vieux pont d’Akonolinga en direction de Yéme-Yéme, un petit village en plein cœur de la forêt.
Catcher
de DERHWA KASUNZU
Nyawunyawu, une ancienne célébrité du catch à Kisangani en RDC, se lance dans une quête pour honorer la mémoire de son mentor disparu, Kele- kele Lituka. En luttant pour restaurer le souvenir de ce champion du monde oublié, il devient un symbole de résilience, tissant une histoire universelle de mémoire, d’amitié et de refus de l’oubli dans une nation en proie au chaos.
10:00
12:54
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Zone grise / Rio continue d’être belle
En présence de l’équipe du filmZone grise
de LIZA GUILLAMOT
Tourné en huis clos dans une école de police, Zone grise se propose d’interroger la vocation des jeunes recrues qui ont choisi de se mettre au service de la population.
Les élèves et formateurs de l’école sont soumis au devoir de réserve et aucun d’entre eux ne souhaite être identifiable. Leurs visages ont donc été modifiés grâce à des techniques numériques développées sur les bases détournées des outils modernes de vidéosurveillance. Il s’agit ici de s’en emparer dans une nouvelle forme de détournement, afin de livrer une vérité qui nous est inaccessible, celle de l’institution.
Rio continue d’être belle
de FELIPE CASANOVA
Dans la liesse du carnaval de Rio, Ilma écrit à son fils. Comment sa présence se fait-elle sentir dans la foule ? Moment de temps suspendu, la fête devient un espace de mémoire et de résistance politique.
10:15
12:02
5 Salle L’Imaginaïre
Séminaire : Une Terre de soleil / De soleil resplendissant
Ava Yvy Vera / Monolito
Ava Yvy Vera – Terre du Peuple de la Foudrede GENITO GOMES, VALMIR GONÇALVES CABREIRA, JHONATAN GOMES, JOILSON BRITES, JHONN NARA GOMES, SARAH BRITES, DULCÍDIO GOMES, EDINA XIMENES
« Ici se trouve le cœur de la terre. Nous luttons pour le cœur de la terre, ce territoire. Nous luttons non seulement pour ce morceau de terre mais aussi pour tous les territoires du cœur de la terre. C’est notre foyer. Nous, les Ava, sommes les descendants du cœur de la terre. » (Valdomiro Flores, Tekoha Guaiviry)
Monolito
de BRUNO VARELA
À partir d’archives recueillies à Oaxaca lors de la révolte de 2006 – où une insurrection organisée par l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) s’est déployée –, ainsi que d’extraits d’images et de sons trouvés, Monolito de l’artiste visuel Bruno Varela oscille entre le documentaire, l’essai cinématographique et la fiction spéculative. Ce faisant, le film s’interroge sur les formes que prend l’humanité dans la révolte, en tant qu’état continu d’agitation des corps, des images et des affects.
14:15
17:19
1 Salle cinéma
Journée Sacem
Gouffres et Merveilles
Gouffres et Merveillesde JEAN BOIRON LAJOUS
Le réalisateur propose un road movie à Christine, sa meilleure amie : traverser le sud de la France à la recherche d’une lettre d’adieu laissée par son père – et peut-être d’une forme d’acceptation du comportement tyrannique de sa mère. Mais rien ne se passe comme prévu. Des rencontres et des embûches transforment cette odyssée introspective en un voyage tragi-comique.
14:15
17:06
2 Salle des fêtes
Une histoire de diffusion
Nicole Nicole
En présence de l’équipe du film Note : la projection du film est précédée d'une discussion de 45minNicole Nicole
de LAUREN DÄLLENBACH
Nicole, 55 ans, et sa mère Alberte, 87 ans, vivent ensemble dans une villa au bord du Léman. Leurs habitudes les figent dans la codépendance : Nicole, on l’imagine incapable d’autonomie et Alberte est terrifiée à l’idée de se retrouver seule. Mais en se rapprochant de Lauren, sa nièce cinéaste, Nicole va explorer une possible émancipation. Un film de famille qui choisit la douceur comme moteur.
14:30
17:35
3 Salle Scam
Jeune création africaine
Liti Liti / Rue 31x18 / Concrete Moves
En présence de l’équipe du filmLiti Liti
de MAMADOU KHOUMA GUEYE
Le nouveau train traverse Guinaw-Rails, mon royaume d’enfance. En silence, le TER roule sur les ruines du quartier. À l’intérieur de ma banlieue, les tractopelles et les marteaux font tomber avec fracas nos maisons. Dans cette valse terrible entre silence et bruits, j’accompagne ma mère à cet instant de sa vie où quarante ans de souvenirs s’effacent peu à peu.
Rue 31x18
de ELHADJI DEMBA DIA
Dans la Médina animée, le vieux Dia voit son existence basculer après un divorce et à l’approche de la retraite. Figé dans une routine faite de gestes simples, il habite une maison foisonnante de vie, peuplée d’animaux qui semblent refléter son monde intérieur. À travers son quotidien, se dessine le portrait singulier d’un homme libre, dont les convictions sur l’amour, la foi et la beauté interrogent notre propre rapport à la vie.
Concrete Moves
de FAGAMOU FAMA NDIAYE
Concrete Moves s’inspire d’un souvenir d’enfance : la peur déclenchée par un serpent lors d’une sortie scolaire au phare des Mamelles, à Dakar. De retour sur cette même colline des décennies plus tard, je découvre un littoral métamorphosé par une urbanisation frénétique. À travers la danse, les archives, l’invocation de la mémoire et la métaphore du serpent comme de la ville qui mue, le film explore une balade dans une ville où le béton étouffe peu à peu la mémoire, la nature et les traces du passé.
14:30
17:28
4 Salle Moulinage
Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine
Juan, como si nada hubiera sucedido
Juan, como si nada hubiera sucedidode CARLOS ALEJANDRO ECHEVERRÍA
« Carlos Echeverría a réalisé Juan, como si nada hubiera sucedido sur l’affaire de Juan Herman, disparu après son enlèvement à Bariloche. C’est un film avec une perspective ouverte, car il problématise et oppose les récits. Il se présente comme une enquête visant à élucider le mystère de la disparition d’Herman, à travers des entretiens avec un large éventail de personnalités politiques et idéologiques. Ni sous la dictature ni en démocratie, la justice n’est parvenue à trouver les coupables : c’est précisément l’objectif d’Echeverría, faire la lumière sur cette disparition. » Javier Campo
14:45
17:06
5 Salle L’Imaginaïre
Carte blanche à la cinémathèque du documentaire
La Sortie des usines / L'Expression des mains
En présence de l’équipe du filmLa Sortie des usines
de HARUN FAROCKI
« À partir du film fondateur Sortie d’usine des frères Lumière, Harun Farocki réalise un film de montage, un essai cinématographique qui recense images d’archives (Detroit, 1927 ; Lyon, 1957 ; etc.) et films de fictions (de Chaplin à Pasolini en passant par Griffith), montrant des ouvriers “libérés” de leur temps de travail. La conclusion étant que cent ans de cinéma ont montré plus de portes de prisons que de portes d’usines. » Mathieu Capel
L’Expression des mains
de HARUN FAROCKI
« Si le cinéma en était resté au stade du muet, peut-être aurait-il contribué à créer un langage des signes universel. Filmer un corps en mouvement est en effet déjà faire état d’un langage. Harun Farocki le sait bien, qui nous démontre ici, par le biais de nombreux extraits de films, les capacités énonciatives de la main, et pointe toute la richesse de la rencontre entre un “média” du toucher et un autre du regard. » Mathieu Capel
18:45
20:33
2 Salle des fêtes
Expériences du regard
Bulakna
Bulaknade LEONOR NOIVO
Actuellement, un tiers de la population des Philippines vit et travaille à l’étranger. La plupart des femmes philippines parties en quête d’une vie meilleure ont trouvé un travail d’employée domestique, s’occupant des enfants des autres alors qu’elles ont quitté leurs propres enfants restés dans l’archipel...
19:00
20:05
1 Salle cinéma
Séance découverte
Nos nuits du samedi (au dimanche) / Rio continue d'être belle
En présence de l’équipe du filmNos nuits du samedi (au dimanche)
de LUCIE PIQUOT
Comme tous les samedis soirs, Clémence, Simon et leurs amis se donnent rendez-vous au Gipsy, la boîte de nuit du coin. À travers la fête, la drague et leurs questionnements se dessine le portrait d’une jeunesse rurale. Mais ce soir, c’est différent...
Rio continue d’être belle
de FELIPE CASANOVA
Dans la liesse du carnaval de Rio, Ilma écrit à son fils. Comment sa présence se fait-elle sentir dans la foule ? Moment de temps suspendu, la fête devient un espace de mémoire et de résistance politique.
20:45
23:26
2 Salle des fêtes
Histoire de mobilisation : Faire (re)vivre un lieu - cinéma La Clef
People's Park / Les Événements de Restigouche
Note : la projection sera précédée d'une discussion de 45minPeople’s Park
de NEWSREEL
À la fin des années 1960, l’Université de Californie à Berkeley entreprend de racheter puis de raser un quartier habité par des hippies, des personnes démunies et d’autres représentants de la « contre- culture ». En réponse, la communauté s’approprie un terrain vague utilisé comme parking pour y créer le People’s Park. La Garde nationale est déployée pour occuper Berkeley et un jeune homme est tué. Ce film documente la lutte acharnée qui aboutit à la destruction du parc.
Les Événements de Restigouche
de ALANIS OBOMSAWIN
Les 11 et 20 juin 1981, la Sûreté du Québec mène des rafles dans la réserve de Restigouche, en Gaspésie. En cause : les droits ancestraux de pêche au saumon des Mi’kmaqs. Les restrictions que le gouvernement québécois tente d’imposer sur cette pêche, source d’alimentation et de revenus pour les Mi’kmaqs, ont soulevé colère et consternation. Lancé en 1984, ce compte rendu coup de poing de l’intervention policière a fait connaître Alanis Obomsawin à l’international. Le film comprend un échange mémorable entre le ministre des Pêches, Lucien Lessard, qui a ordonné les rafles, et la réalisatrice.
21:00
23:22
1 Salle cinéma
Journée Sacem
Une histoire de la musique d'ascenseur
En présence de l’équipe du filmUne histoire de la musique d’ascenseur
de DAVID UNGER
Inventée dans les années 1930 par un général américain pour accroître la productivité des ouvriers et des employés de bureau, la musique d’ascenseur est peu à peu devenue un élément essentiel de stimulation de vente dans les supermarchés et les boutiques du monde entier. Ce film raconte comment cette musique, conçue pour ne pas être écoutée, a envahi nos villes et nos vies, inspiré les avant-gardes esthétiques les plus radicales, et influencé jusqu’au fonctionnement des plateformes de streaming.
21:00
23:17
3 Salle Scam
Jeune création africaine
Lassiguili / Nothing Happens After the Revolution
Lassiguilide ZEINAB SOUMAHORO
Dans la culture Mandé, une future mariée s’isole trois jours avant ses noces, dans un espace clos où elle se prépare à sa nouvelle vie. Le film accompagne ce retrait du monde comme un chemin intime de transformation. Entourée de femmes de sa communauté, entre paroles, rituels et silences, la mariée traverse un temps suspendu où elle se retrouve face à elle-même. La chambre, lieu à la fois clos et protecteur, devient un sanctuaire de métamorphose, un espace symbolique où elle se réinvente avant de rejoindre son époux.
Nothing Happens After the Revolution
de IBRAHIM OMAR
Ibrahim retourne dans le village qu’il a autrefois quitté, dans l’espoir d’y projeter des films. Alors qu’il fait face aux coutumes et à la bureaucratie, la guerre éclate au Soudan, transformant sa quête d’un écran en une lutte pour sa survie.
21:00
23:33
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Seuls les anges / Sarkash, les Indociles
En présence de l’équipe du filmSeuls les anges
de CLÉMENT PINTEAUX
Natalia, Igor, Andrei et Anna, originaires d’Europe de l’Est, sont venu·es travailler à Saint-Nazaire, dans les grands Chantiers de l’Atlantique. Tard dans la nuit, ils et elles se confient sur leur histoire.
Sarkash, les Indociles
de SOPHIE SCHRAGO
Au cœur de Mumbai, Khatoon est l’une des premières femmes à exercer comme juge de la charia en Inde. Depuis son minuscule bureau de fortune, elle préside le premier tribunal islamique féminin de la ville, un espace unique où plaignantes, couples en crise et voix longtemps étouffées viennent enfin chercher écoute et justice.
21:15
23:09
5 Salle L’Imaginaïre
Expériences du regard
Zone grise / Rio continue d’être belle
Zone grise
de LIZA GUILLAMOT
Tourné en huis clos dans une école de police, Zone grise se propose d’interroger la vocation des jeunes recrues qui ont choisi de se mettre au service de la population.
Les élèves et formateurs de l’école sont soumis au devoir de réserve et aucun d’entre eux ne souhaite être identifiable. Leurs visages ont donc été modifiés grâce à des techniques numériques développées sur les bases détournées des outils modernes de vidéosurveillance. Il s’agit ici de s’en emparer dans une nouvelle forme de détournement, afin de livrer une vérité qui nous est inaccessible, celle de l’institution.
Rio continue d’être belle
de FELIPE CASANOVA
Dans la liesse du carnaval de Rio, Ilma écrit à son fils. Comment sa présence se fait-elle sentir dans la foule ? Moment de temps suspendu, la fête devient un espace de mémoire et de résistance politique.
21:15
23:45
6 Plein air
Plein air
Garder une montagne
En présence de l’équipe du filmGarder une montagne
de BILJANA TUTOROV, PETAR GLOMAZIĆ
Sur les hautes terres reculées du Monténégro, une mère bergère et sa fille défendent avec détermination leur montagne ancestrale, menacée de devenir un terrain d’entraînement militaire de l’OTAN. Leur combat ravive les souvenirs de la violence qui a autrefois brisé leur famille.
Jeudi 20 août 2026
09:45
13:05
1 Salle cinéma
Rencontres professionnelles
Rencontre Pro : CNC : écrire et développer
En présence de l’équipe du filmLe CNC organise un atelier autour du processus de fabrication d’une œuvre documentaire ayant béné cié d’un soutien du fonds Images de la diversité.
Après une présentation du dispositif, l’atelier s’articulera autour du projet Anamiga de la réalisatrice Raphaële Benisty, produit par Zadig Productions, qui a bénéficié des aides à l’écriture, au développement et à la production du fonds Images de la diversité. L’échange permettra d’évoquer les problématiques spécifiques à l’écriture documentaire, le processus de développement d’un projet au long cours, le dispositif de réalisation envisagé et les enjeux éthiques et politiques qui s’y rattachent.
09:45
12:57
2 Salle des fêtes
Carnets de Sanrizuka
Carnets de Sanrizuka 1 - 2 - 3
Carnets de Sanrizuka 1. Ce qui pousse à Sanrizuka ne pousse qu’à Sanrizuka, comme le vent de Kinone ne souffle qu’à Kinonede KATSUHIKO FUKUDA
Sanrizuka, 1979. Refusant les subventions gouvernementales et les projets d’irrigation contrôlés par l’État, les agriculteurs de la ligue d’opposition construisent leur propre éolienne de pompage pour capter l’eau de deux puits forés à 275 mètres. Le film suit la construction collective – conception, soudure, essais, échecs, reconstruction – jusqu’à ce que l’éolienne achemine l’eau aux sept fermes qui résistent encore à l’État. Le titre est prononcé par l’agriculteur et poète Eisuke Ishii : « Ce qui pousse à Sanrizuka ne pousse qu’à Sanrizuka, comme le vent de Kinone ne souffle qu’à Kinone. »
Carnets de Sanrizuka 2. Le Royaume des cieux est assailli avec violence
de KATSUHIKO FUKUDA
Le film documente une action de blocage du trafic aérien menée le 21 octobre 1979, ainsi qu’un rassemblement réalisé au niveau national le mois de mars de la même année. Face à des militants avançant vers la piste dans le district d’Iwayama, côté sud, les avions s’arrêtent. Le titre tire son origine d’un discours de Tomura Issaku, leader de la ligue d’opposition, citant l’Évangile selon Matthieu : « le Royaume des cieux est assailli avec violence ; ce sont des violents qui l’attaquent. » Le ciel n’est pas dans l’au-delà – il est ici, à l’intérieur de l’aéroport, et il est à reprendre. Le film alterne rassemblements, marches et actions directes.
Carnets de Sanrizuka 3. La Marche de la terre
de KATSUHIKO FUKUDA
Sanrizuka, automne 1980. Le gouvernement propose aux agriculteurs du district de Hishida un projet d’irrigation contrôlé – une « concession » qui est aussi un « coin » enfoncé dans la mobilisation. En février 1981, 80% du district a signé. Les jeunes agriculteurs de la Brigade d’action de la jeunesse, désormais minoritaires, refusent. Ils décident d’assécher et de perfectionner eux-mêmes, sans aides de l’État, leurs rizières gorgées d’eau. Le film suit leur travail collectif à travers les revers, les disputes et les dificultés. « La lutte commence ici, dit un agriculteur, cette rizière demeurera. »
10:00
13:01
3 Salle Scam
Journée LaScam
Irish Travellers
En présence de l’équipe du filmIrish Travellers
de ALEXANDER MURPHY
Le long d’une route oubliée, la famille O’Reilly vit dans une vieille caravane échouée au milieu des champs. Pa’, Lisa et leurs dix enfants traversent les saisons dans ce château de tôle, héritiers d’un mode de vie en sursis. Menacés d’expulsion, leur équilibre de fortune vacille mais ils résistent, fidèles à leurs traditions. Les enfants rient, les chiens aboient, la caravane tient encore, mais pour combien de temps ?
10:00
13:03
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
In a Manner of Speaking / Opération Tramway
En présence de l’équipe du filmIn a Manner of Speaking
de ROSE HIRGOROM
« J’étais au travail, je revenais de ma pause déjeuner, et puis plus rien, plus de voix, plus aucun son. – Plus aucun son ? – Plus aucun son. » Plusieurs années après la perte brutale de sa voix et alors qu’elle est toujours aphone, une patiente revient sur les lieux de son suivi médical et rejoue toutes les étapes de sa rééducation vocale.
Opération tramway
de MEHDI BENALLAL
« L’Antenne est à nous » est une émission de télévision locale nancée par le Département de Seine-Saint-Denis et diffusée entre 1986 et 1994. Dans ces mêmes années, une ligne de tramway est implantée dans le département, cinquante ans après la disparition de ce mode de transport en Île-de-France. Pour leurs reportages, les journalistes de « L’Antenne est à nous » ont documenté ce retour. Le film se compose de rushes de l’émission, retrouvés aux Archives départementales.
10:15
12:22
5 Salle L’Imaginaïre
Tënk
Jolie petite histoire / Dans la gueule de l’ogre
Jolie petite histoirede ÉLODIE BEAUMONT TARILLON
Un soir d’hiver 95, Carole fait comme Cendrillon dans la chanson : elle part, laissant derrière elle un mari violent et trois enfants. Il faut se mefier des princes charmants.
Dans la gueule de l’ogre
de MAHSA KARAMPOUR
La destinée romanesque de mon frère Siavash, si loin de la mienne, m’échappe et me fascine. Alors que je viens de devenir française et qu’il s’apprête à devenir américain, loin de notre Iran natal, nous cherchons un terrain de jeu commun.
14:15
17:49
1 Salle cinéma
Une histoire de production
The Neon People
En présence de l’équipe du film Note : la projection du film est précédée d'une discussion de 45minThe Neon People
de JEAN-BAPTISTE THORET
Sous le célèbre Strip de Las Vegas, des milliers de sans-abris vivent dans un immense réseau de tunnels obscurs et insalubres. The Neon People s’intéresse à une poignée d’entre eux et décrit leurs conditions de vie. Mais aussi leurs espoirs.
14:15
17:37
2 Salle des fêtes
Carnets de Sanrizuka
Carnets de Sanrizuka 4. Les Recueils d’une coupeuse d’herbe
Carnets de Sanrizuka 4. Les Recueils d’une coupeuse d’herbede KATSUHIKO FUKUDA
« C’est mon son préféré – les racines de l’herbe qu’on coupe. » À Sanrizuka, l’octogénaire Katsu Someya – née en 1899 – désherbe seule son champ. Sa terre a été vendue aux autorités sept ans auparavant et depuis elle y vit seule, refusant d’en partir. Tourné en 8 mm sur trois ans avec la photographe Yukie Hatano et gonflé en 16 mm, ce film-portrait se met à l’écoute attentive de récits de vie couvrant près d’un siècle. La caméra s’installe au plus près de l’herbe, des mains de Someya et du travail de la terre. Inébranlable, elle définit son monde selon ses propres termes.
14:30
18:42
3 Salle Scam
Journée LaScam
Les Recommencements / Entre les guerres
En présence de l’équipe du filmLes Recommencements
de ISABELLE INGOLD, VIVIANNE PERELMUTER
Vétéran de la guerre du Vietnam, Al Moon vit en solitaire sur les terres de sa tribu. À mesure que la violence et les destructions écologiques s’abattent sur la réserve, d’anciennes angoisses refont surface et poussent Al à prendre la route pour affronter ce qui le hante, et retrouver les hommes de son bataillon.
Entre les guerres
de SARAH SRAGE
Depuis l’automne 2019, la famille Alayli subit la crise économique et sociale qui traverse le Liban. Entre les guerres dresse par petites touches le portrait d’une famille de pêcheurs beyrouthine qui survit au jour le jour dans la débrouille et l’humour. Les liens forts entre père, mère et fils sont mis à l’épreuve par les discordes idéologiques. La famille Alayli est à mes yeux un concentré de ce pays.
14:30
16:23
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Seuls les anges / Sarkash, les Indociles
Seuls les angesde CLÉMENT PINTEAUX
Natalia, Igor, Andrei et Anna, originaires d’Europe de l’Est, sont venu·es travailler à Saint-Nazaire, dans les grands Chantiers de l’Atlantique. Tard dans la nuit, ils et elles se confient sur leur histoire.
Sarkash, les Indociles
de SOPHIE SCHRAGO
Au cœur de Mumbai, Khatoon est l’une des premières femmes à exercer comme juge de la charia en Inde. Depuis son minuscule bureau de fortune, elle préside le premier tribunal islamique féminin de la ville, un espace unique où plaignantes, couples en crise et voix longtemps étouffées viennent enfin chercher écoute et justice.
14:45
18:22
5 Salle L’Imaginaïre
Rencontres professionnelles
Nos nuits du samedi (au dimanche) / Mouton noir cheval blanc
En présence de l’équipe du film LA SEANCE EST COMPLETE - une liste d'attente sera ouverte 45min avant le début de la séanceLa séance débute par une table ronde d'1H30 :
"Les conventions Etat - CNC - Régions : auteur·ices et producteur·ices à l'épreuve des enjeux pour la création depuis les territoires"
Nos nuits du samedi (au dimanche)
de LUCIE PIQUOT
Comme tous les samedis soirs, Clémence, Simon et leurs amis se donnent rendez-vous au Gipsy, la boîte de nuit du coin. À travers la fête, la drague et leurs questionnements se dessine le portrait d’une jeunesse rurale. Mais ce soir, c’est différent...
Mouton noir cheval blanc
de BIJAN ANQUETIL
Après une vie de vagabondage, Alune s’est retiré au cœur de la banlieue parisienne. Là, entre les vestiges d’anciens jardins et les chantiers du Grand Paris, il construit son monde. Une forêt, une cabane, une arche pour lui et ses animaux.
18:45
19:48
2 Salle des fêtes
Jeune création africaine
Catcher
Catcherde DERHWA KASUNZU
Nyawunyawu, une ancienne célébrité du catch à Kisangani en RDC, se lance dans une quête pour honorer la mémoire de son mentor disparu, Kele- kele Lituka. En luttant pour restaurer le souvenir de ce champion du monde oublié, il devient un symbole de résilience, tissant une histoire universelle de mémoire, d’amitié et de refus de l’oubli dans une nation en proie au chaos.
19:00
20:51
1 Salle cinéma
Journée LaScam
Irish Travellers
En présence de l’équipe du filmIrish Travellers
de ALEXANDER MURPHY
Le long d’une route oubliée, la famille O’Reilly vit dans une vieille caravane échouée au milieu des champs. Pa’, Lisa et leurs dix enfants traversent les saisons dans ce château de tôle, héritiers d’un mode de vie en sursis. Menacés d’expulsion, leur équilibre de fortune vacille mais ils résistent, fidèles à leurs traditions. Les enfants rient, les chiens aboient, la caravane tient encore, mais pour combien de temps ?
20:45
23:00
2 Salle des fêtes
Palestine - Liban
Contes de la terre blessée
Contes de la terre blesséede ABBAS FAHDEL
Chronique intime de la guerre qui a dévasté le Sud-Liban, laissant derrière elle une terre brûlée et une communauté meurtrie qui tente de se reconstruire et de retrouver un semblant de paix.
21:00
23:12
1 Salle cinéma
Carnets de Sanrizuka
Carnets de Sanrizuka 1 - 2 - 3
Carnets de Sanrizuka 1. Ce qui pousse à Sanrizuka ne pousse qu’à Sanrizuka, comme le vent de Kinone ne souffle qu’à Kinonede KATSUHIKO FUKUDA
Sanrizuka, 1979. Refusant les subventions gouvernementales et les projets d’irrigation contrôlés par l’État, les agriculteurs de la ligue d’opposition construisent leur propre éolienne de pompage pour capter l’eau de deux puits forés à 275 mètres. Le film suit la construction collective – conception, soudure, essais, échecs, reconstruction – jusqu’à ce que l’éolienne achemine l’eau aux sept fermes qui résistent encore à l’État. Le titre est prononcé par l’agriculteur et poète Eisuke Ishii : « Ce qui pousse à Sanrizuka ne pousse qu’à Sanrizuka, comme le vent de Kinone ne souffle qu’à Kinone. »
Carnets de Sanrizuka 2. Le Royaume des cieux est assailli avec violence
de KATSUHIKO FUKUDA
Le film documente une action de blocage du trafic aérien menée le 21 octobre 1979, ainsi qu’un rassemblement réalisé au niveau national le mois de mars de la même année. Face à des militants avançant vers la piste dans le district d’Iwayama, côté sud, les avions s’arrêtent. Le titre tire son origine d’un discours de Tomura Issaku, leader de la ligue d’opposition, citant l’Évangile selon Matthieu : « le Royaume des cieux est assailli avec violence ; ce sont des violents qui l’attaquent. » Le ciel n’est pas dans l’au-delà – il est ici, à l’intérieur de l’aéroport, et il est à reprendre. Le film alterne rassemblements, marches et actions directes.
Carnets de Sanrizuka 3. La Marche de la terre
de KATSUHIKO FUKUDA
Sanrizuka, automne 1980. Le gouvernement propose aux agriculteurs du district de Hishida un projet d’irrigation contrôlé – une « concession » qui est aussi un « coin » enfoncé dans la mobilisation. En février 1981, 80% du district a signé. Les jeunes agriculteurs de la Brigade d’action de la jeunesse, désormais minoritaires, refusent. Ils décident d’assécher et de perfectionner eux-mêmes, sans aides de l’État, leurs rizières gorgées d’eau. Le film suit leur travail collectif à travers les revers, les disputes et les dificultés. « La lutte commence ici, dit un agriculteur, cette rizière demeurera. »
21:00
23:35
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
On me bouscule mais, suis-je encore de ce monde ? / Terre trouée
En présence de l’équipe du filmOn me bouscule mais, suis-je encore de ce monde ?
de PIERRE LOUAPRE
Ayant accumulé au fil des ans les images, les dessins, les écrits et les réflexions à voix haute, Pierre Louapre déplie une singulière exploration de la périphérie marseillaise. Glaneur des temps modernes, le cinéaste capte autant la disparition des marges urbaines que ce que le temps dépose comme traces dans ses relations à ses proches disparus. Film brut, éminemment singulier, volontiers contemplatif et immersif, On me bouscule... dessine, ce faisant, autant le monologue intérieur que le regard à vif d’un être sur ce qui l’entoure.
Terre trouée
de INA SEGHEZZI
Une traversée comme un coup de vent du Nord- Ouest argentin. À 3500 mètres d’altitude, on entend deux hommes parler de ce qui sera extrait au passage. Le désert recèle ses trésors.
21:15
23:20
5 Salle L’Imaginaïre
Jeune création africaine
Mone n'djon, une route du grand Sud / Nothing Happens After the Revolution
Mone n’djon, une route du grand Sudde STEVE BIKO TIENTCHEU DJOUMISSI
Comme un retour aux sources, j’allais à nouveau traverser le vieux pont d’Akonolinga en direction de Yéme-Yéme, un petit village en plein cœur de la forêt.
Nothing Happens After the Revolution
de IBRAHIM OMAR
Ibrahim retourne dans le village qu’il a autrefois quitté, dans l’espoir d’y projeter des films. Alors qu’il fait face aux coutumes et à la bureaucratie, la guerre éclate au Soudan, transformant sa quête d’un écran en une lutte pour sa survie.
21:15
23:57
6 Plein air
Plein air
La Détention
En présence de l’équipe du filmLa Détention
de GUILLAUME MASSART
Ouvrir une porte. Gérer une crise. Rédiger un compte-rendu d’incident. À l’École nationale d’administration pénitentiaire, des centaines de femmes et d’hommes apprennent le métier de surveillant. Au fil des cours, sur les visages, le doute se fait de plus en plus rare.
Vendredi 21 août 2026
09:45
12:00
1 Salle cinéma
Palestine - Liban
Contes de la terre blessée
Contes de la terre blesséed'ABBAS FAHDEL
Chronique intime de la guerre qui a dévasté le Sud-Liban, laissant derrière elle une terre brûlée et une communauté meurtrie qui tente de se reconstruire et de retrouver un semblant de paix.
09:45
12:59
2 Salle des fêtes
Palestine - Liban
Palestine, un autre Vietnam / Off Frame ou la Révolution jusqu'à la victoire
Palestine, un autre Vietnamde JORGE DENTI, JORGE GIANNONI, MANUELA GENERALI
En 1971, les cinéastes argentins Jorge Denti et Jorge Giannoni ainsi que l’artiste suissesse Manuela Generali, membres du Third World Film Collective, réalisent à Beyrouth Palestine, un autre Vietnam. Dans le contexte des combats anticoloniaux de l’époque, ce film tisse des liens entre l’Amérique latine et le monde arabe, soulignant l’inscription de la cause palestinienne dans un réseau de solidarité entre peuples luttant contre l’impérialisme. Réalisé en collaboration avec l’Unité du Film Palestinien, Palestine, un autre Vietnam est composé d’images documentaires, de montage d’archives et d’entretiens avec des fedayins. Cinquante ans après, ce film continue de bouleverser nos représentations du colonialisme, de la solidarité et de la liberté.
Off Frame ou la Révolution jusqu’à la victoire
de MOHANAD YAQUBI
Ce film est une méditation sur les luttes du peuple palestinien pour faire advenir leurs propres représentations dans les années soixante et soixante-dix, avec la création de l’Unité du Film Palestinien au sein de l’Organisation de Libération de la Palestine. Exhumant des films conservés dans des archives à travers le monde, Off Frame débute par des représentations populaires de la Palestine moderne et retrace le travail de cinéastes militants pour se réapproprier les images et les récits du cinéma révolutionnaire. En ressuscitant une mémoire de lutte oubliée, Off Frame fait revivre ce qui se joue dans le cadre, et, à travers une réflexion critique, interroge le hors-champ.
10:00
12:54
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
Le Refuge / Révolution moins 5 minutes
En présence de l’équipe du filmLe Refuge
de NADIA TOUIJER
À la périphérie de Tunis, s’étale le cimetière du Jallez. Ce lieu immense est sillonné chaque jour par des silhouettes à la recherche d’un travail, mais aussi d’un point d’ancrage...
Révolution moins 5 minutes
de RIDHA TLILI
Le film suit un groupe de jeunes artistes tunisiens de la guérilla (Ahl el Kahf) qui luttent contre la répression dans les rues de Tunisie. Leurs instruments sont des scanners, des ordinateurs, des bombes de retouche, des pinceaux et de la peinture. Ils ont une webradio, un réseau d’activistes et de militants... Ils dessinent sur les murs leurs slogans, leurs revendications et leurs images qui interprètent l’islamophobie, la créativité et la résistance européennes. Ils décrivent leur art comme un « terrorisme esthétique » qui tente de faire réfléchir les gens et de diffuser de la contre-information.
10:00
13:44
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Virages / Procès d’un jeune poète
En présence de l’équipe du filmVirages
de CÉLINE CARRIDROIT, ALINE SUTER
C’est l’été à Genève et Johanna ne part pas en vacances. Elle assemble des montres de luxe à la chaîne dans une manufacture. Alors qu’elle envisage de se débarrasser de sa vieille Coccinelle, elle décide de la faire revivre pour affronter le milieu de la mécanique qui l’a rejetée.
Procès d’un jeune poète
de PHILIPPE VAN CUTSEM
En 1964, le poète Joseph Brodsky, alors âgé de 24 ans, est accusé de parasitisme social par le régime soviétique. À l’issue de son procès, Brodsky sera condamné à cinq ans de travaux forcés et à l’exil dans le nord de la Russie. Se basant sur le compte-rendu détaillé du procès réalisé par la journaliste Frida Vigdorova, le film se propose de revenir sur cet épisode historique qui fit grand bruit à l’époque.
10:15
11:50
5 Salle L’Imaginaïre
Expériences du regard
On me bouscule mais, suis-je encore de ce monde ? / Terre trouée
On me bouscule mais, suis-je encore de ce monde ?de PIERRE LOUAPRE
Ayant accumulé au fil des ans les images, les dessins, les écrits et les réflexions à voix haute, Pierre Louapre déplie une singulière exploration de la périphérie marseillaise. Glaneur des temps modernes, le cinéaste capte autant la disparition des marges urbaines que ce que le temps dépose comme traces dans ses relations à ses proches disparus. Film brut, éminemment singulier, volontiers contemplatif et immersif, On me bouscule... dessine, ce faisant, autant le monologue intérieur que le regard à vif d’un être sur ce qui l’entoure.
Terre trouée
d'INA SEGHEZZI
Une traversée comme un coup de vent du Nord-Ouest argentin. À 3500 mètres d’altitude, on entend deux hommes parler de ce qui sera extrait au passage. Le désert recèle ses trésors.
14:15
17:54
1 Salle cinéma
Rencontres professionnelles
Le Buffle d'eau / La Nuit du commandant
En présence de l’équipe du film Note : la projection sera précédée d'une discussion de 45minLe Buffle d’eau
d'ANAÏS MAK
Un matin, Mai Gang, le père de la réalisatrice, se lance dans la fabrication d’une carte qui envahit au fil des semaines le sol du salon familial. L’itinéraire de son évasion clandestine à la nage, dans les années soixante-dix, de la Chine communiste vers Hong Kong refait surface. De la confection d’une bouée artisanale aux techniques de nage en mer, ce film est un petit manuel de survie.
La Nuit du commandant
de JULIETTE CORNE
En 2022, l’Ukraine est envahie par la Russie. Depuis, je fais des allers-retours réguliers. Sur la route, je rencontre une génération qui a mon âge. Dans l’incompréhension de quand sera la fin, les événements politiques rythment notre amitié et la caméra devient une manière d’être ensemble.
14:15
17:38
2 Salle des fêtes
Palestine - Liban
Intersecting Memory / The Flowers Stand Silently, Witnessing / Vibrations de Gaza / The Diary of a Sky
Intersecting Memoryde SHAYMA’ AWAWDEH
En Palestine, dans les territoires occupés durant la Seconde Intifada, la peur, l’état de siège, la mort sont le quotidien de la ville d’Hébron. Les moments du passé ressurgissent à travers des souvenirs d’enfance, entremêlés à la mémoire collective. Alors que tout continue et se répète, de quoi nous souvenons-nous ? Qu’oublions-nous ?
The Flowers Stand Silently, Witnessing
de THEO PANAGOPOULOS
Lorsqu’un cinéaste palestinien basé en Écosse découvre des archives rares de eurs sauvages tournées dans son pays d’origine, il décide de se les approprier. Cet essai filmique délicat vient questionner ce qui se joue dans la production des images, sur le plan du témoignage comme de la violence, lorsqu’elles concernent les liens complexes qui unissent les peuples et la terre.
Vibrations de Gaza
de REHAB NAZZAL
Vibrations de Gaza propose un aperçu de la vie des enfants sourds dans la bande de Gaza assiégée et occupée. À travers les voix d’enfants qui ont grandi sous le blocus incessant et les agressions israéliennes répétées, le film restitue leur expérience des bombardements, des destructions et des bourdonnements de drones au-dessus de leur tête. Les enfants décrivent la manière dont ils perçoivent les frappes aériennes à travers les vibrations de l’air, les tremblements du sol et les échos des bâtiments qui s’effondrent.
The Diary of a Sky
de LAWRENCE ABU HAMDAN
The Diary of a Sky déploie une symphonie atmosphérique de violence sur Beyrouth, révélant la fusion troublante des vols militaires israéliens incessants et du bourdonnement des générateurs lors des coupures de courant. Cet essai vidéo plonge les spectateurs dans une chronique glaçante de la vie quotidienne transformée par l’armement du ciel, où la terreur des incursions répétées devient un arrière-plan inquiétant et banal.
14:30
18:33
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
Oublié / Images de Tunisie / La Couleur du phosphate
En présence de l’équipe du filmOublié
de RIDHA TLILI
Au centre de la Tunisie. Le réalisateur suit de près, trois années durant, quatre jeunes gens liés par l’amitié et le souci de faire face à la situation post-révolutionnaire de leur pays. Alternent ainsi l’aspiration obstinée de poursuivre la révolution, la désillusion face à la dure et implacable réalité sociale, l’engagement dans l’action artistique et le désir d’émigrer sans plus revenir. En ligrane, le documentaire décrit, avec humilité et une discrète sympathie pour ses personnages, une chaotique transition démocratique dont les fruits, en matière d’égalité sociale et de dignité, se font toujours attendre.
Images de Tunisie
de YOUNÈS BEN SLIMANE
Images de Tunisie réemploie et recontextualise des archives issues de films d’actualités produits par les Actualités françaises dans les années 1940, en les combinant avec de nouvelles images tournées sur les mêmes sites d’architecture vernaculaire des villages berbères du sud de la Tunisie. Le film opère comme une contre-ethnographie. Naviguant entre les documents d’archives et les images personnelles, une interaction se développe. Cette interaction devient la clé de voûte du film, le transformant en un commentaire sur l’évolution du cinéma, illustrant sa capacité à redéfinir les récits.
La Couleur du phosphate
de RIDHA TLILI
Alors que la poussière de phosphate envahit la ville, un mineur résiste à la cruauté d’une vie fragmentée. Défiant la couleur grise qui tue la vie et l’art.
14:30
17:42
4 Salle Moulinage
Journée LaScam
Les Recommencements / Entre les guerres
Les Recommencementsd'ISABELLE INGOLD, VIVIANNE PERELMUTER
Vétéran de la guerre du Vietnam, Al Moon vit en solitaire sur les terres de sa tribu. À mesure que la violence et les destructions écologiques s’abattent sur la réserve, d’anciennes angoisses refont surface et poussent Al à prendre la route pour a ronter ce qui le hante, et retrouver les hommes de son bataillon.
Entre les guerres
de SARAH SRAGE
Depuis l’automne 2019, la famille Alayli subit la crise économique et sociale qui traverse le Liban. Entre les guerres dresse par petites touches le portrait d’une famille de pêcheurs beyrouthine qui survit au jour le jour dans la débrouille et l’humour. Les liens forts entre père, mère et fils sont mis à l’épreuve par les discordes idéologiques. La famille Alayli est à mes yeux un concentré de ce pays.
14:45
16:45
5 Salle L’Imaginaïre
Films d'ateliers de pratique amateure
19:00
20:46
1 Salle cinéma
Route du doc : Tunisie
La Couleur du Phosphate
En présence de l’équipe du filmLa Couleur du phosphate
de RIDHA TLILI
Alors que la poussière de phosphate envahit la ville, un mineur résiste à la cruauté d’une vie fragmentée. Défiant la couleur grise qui tue la vie et l’art.
20:45
23:30
2 Salle des fêtes
Séances spéciales
Merci d'être venu
En présence de l’équipe du film Merci d’être venud'ALAIN CAVALIER
« J’accuse Michel Seydoux, avec lequel je travaille depuis quarante ans, d’être responsable de la fabrication et de la diffusion de mon prochain film. Après m’avoir bousculé – et même ceinturé parce que plus jeune et plus costaud – il m’a contraint de terminer la mise en ordre cinématographique de mes ultimes envies de filmer. Parvenu dit-on, à une douce sérénité, est-ce que je peux lui demander de ne pas me transmettre les avis éventuels sur le film ? Je vois déjà son sourire... » Alain Cavalier
21:00
22:48
1 Salle cinéma
Expériences du regard
In a Manner of Speaking / Opération Tramway
In a Manner of Speakingde ROSE HIRGOROM
« J’étais au travail, je revenais de ma pause déjeuner, et puis plus rien, plus de voix, plus aucun son. – Plus aucun son ? – Plus aucun son. » Plusieurs années après la perte brutale de sa voix et alors qu’elle est toujours aphone, une patiente revient sur les lieux de son suivi médical et rejoue toutes les étapes de sa rééducation vocale.
Opération tramway
de MEHDI BENALLAL
« L’Antenne est à nous » est une émission de télévision locale nancée par le Département de Seine-Saint-Denis et diffusée entre 1986 et 1994. Dans ces mêmes années, une ligne de tramway est implantée dans le département, cinquante ans après la disparition de ce mode de transport en Île-de-France. Pour leurs reportages, les journalistes de « L’Antenne est à nous » ont documenté ce retour. Le film se compose de rushes de l’émission, retrouvés aux Archives départementales.
21:00
23:36
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
L‘Image des fourmis / Sur la colline
L’Image des fourmisde MOHAMED RACHDI
Un poème visuel où le rêve et la réalité se croisent dans le village de Djebel Semmama, lorsqu’une personne dort dans un lieu étrange.
Sur la colline
de BELHASSEN HANDOUS
Dans une ferme située sur une colline à la frontière tuniso-algérienne vécut Gisela Bergman, une octogénaire allemande, pendant plus d’un demi-siècle. Elle éleva une lignée de chevaux pur-sang arabe et vécut en symbiose avec la nature, malgré la dureté des conditions. Après sa mort, Amara, en compagnie de Zouhayer, continue la lutte au quotidien pour maintenir en vie le rêve de Mme Bergman.
21:00
23:38
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Marécage comme méthode / Retour avant 15h
En présence de l’équipe du filmMarécage comme méthode
d'HANGA TOTH
L’appartement de ma grand-mère, dans un grand ensemble hongrois, se déplie sous la forme d’un marécage. On traverse un paysage mental, un espace instable où les corps se retrouvent dans un état de désorientation : sans terre ferme ni ciel, suspendus, protégés par la végétation et les eaux troubles.
Retour avant 15h
de GAËL LÉPINGLE
C’est un homme et son lieu, le père dans un pavillon de lotissement. C’est après sa mort. On a retrouvé quelque chose. Pas un secret, mais l’envers des jours, consigné avec une précision obsessionnelle. Une lutte quotidienne avec la vie matérielle et le temps qui passe.
21:15
23:15
6 Plein air
Plein air
Un feu au loin
Un feu au loinde MARLENE EDOYAN
Immersion impressionniste dans la vie d’un village arménien du sud de la Géorgie, ce film brosse le portrait intime de trois amis à l’aube de l’âge adulte, hésitant entre la tradition et le désir de tracer leurs propres trajectoires.
Samedi 22 août 2026
09:45
12:29
1 Salle cinéma
Expériences du regard
Virages / Procès d’un jeune poète
Viragesde CÉLINE CARRIDROIT, ALINE SUTER
C’est l’été à Genève et Johanna ne part pas en vacances. Elle assemble des montres de luxe à la chaîne dans une manufacture. Alors qu’elle envisage de se débarrasser de sa vieille Coccinelle, elle décide de la faire revivre pour affronter le milieu de la mécanique qui l’a rejetée.
Procès d’un jeune poète
de PHILIPPE VAN CUTSEM
En 1964, le poète Joseph Brodsky, alors âgé de 24 ans, est accusé de parasitisme social par le régime soviétique. À l’issue de son procès, Brodsky sera condamné à cinq ans de travaux forcés et à l’exil dans le nord de la Russie. Se basant sur le compte-rendu détaillé du procès réalisé par la journaliste Frida Vigdorova, le film se propose de revenir sur cet épisode historique qui fit grand bruit à l’époque.
09:45
11:45
2 Salle des fêtes
Fragment d'une œuvre : Franco Maresco
Ciné-conférence sur l'oeuvre de Franco Maresco et Daniele Cipri
L’œuvre de Ciprì et Maresco a représenté le seul événement cinématographique d’envergure, esthétique et politique, à avoir surgi durant les années désastreuses de l’ère berlusconienne (1994-2014). L’Italie de leurs films est une « Terre vaine », sans frontières ni lois, un paysage dévasté par une bombe (ils commencent leur carrière juste avant les attentats mafieux des années quatre- vingt-dix) dans lequel se meuvent les restes d’une humanité bestiale et monstrueuse. Les hommes de leurs films sont des freaks, des êtres réduits aux fonctions primaires s’exprimant dans un dialecte presque incompréhensible. Le lieu de cette apocalypse est la Sicile : un lieu à la fois abstrait et concret, métaphysique et charnel, un Sud débarrassé de tout exotisme et charme touristique. La force de leur cinéma ne réside pas seulement dans l’invention d’un imaginaire unique, mais aussi dans le choix du comique comme moyen de mettre à distance le réel et d’en révéler l’absurdité. Le fou rire qui nous surprend n’est pourtant jamais cathartique, mais nous démasque en tant que spectateurs, nous pousse à la pensée et à l’abstraction. La clef de voûte de cette œuvre est la recherche d’une forme monumentale, absolue, qui rachète le réel à travers la perfection bichromatique de la photographie, l’immobilité prolongée des plans, la pauvreté franciscaine des décors. C’est un cinéma de l’après-Histoire, qui repense sans aucune nostalgie post-moderne l’histoire du cinéma. Il n’y a pas une ombre d’esthétisme gratuit, ni de cruauté facile dans leur cinéma. Au contraire, ils construisent une œuvre profondément populaire, dans un pays où le peuple a disparu, détruit par une mutation anthropologique qui a anéanti tout lien social, éthique, politique.Federico Rossin
10:00
13:01
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
Babylon
En présence de l’équipe du film Babylond'ISMAËL, ALA EDDINE SLIM, YOUSSEF CHEBBI
Au printemps 2011, fuyant les combats qui s’intensifient en Libye, plus d’un million de réfugiés de toutes nationalités et d’autant de langues afluent en Tunisie. C’est sur ce chantier que les trois réalisateurs, ismaël, Youssef Chebbi et Ala Eddine Slim ont choisi de déplacer leur caméra. Non pour « couvrir » l’événement, selon le jargon du reportage ; pour le découvrir plutôt, en même temps qu’il se déroule, presque aussi déroutés que ceux qui y sont soumis. De la mise en place jusqu’à son démantèlement, on assiste à l’opération.
10:00
13:05
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
La nuit de l'enfance
En présence de l’équipe du filmLa Nuit de l’enfance
de XISI SOFIA YE CHEN
Portrait intime de la communauté chinoise en Espagne, le film suit A Wen – le frère de la réalisatrice – alors qu’il navigue dans une vie marquée par la migration, le déracinement et un passé de gangster. Alors que les liens et les rituels de son passé refont surface et que la dépression menace son équilibre, il est confronté à un moment de remise en question personnelle. À travers l’objectif de sa sœur, son parcours devient une réflexion pleine de tendresse sur l’identité, l’appartenance et les paysages émotionnels de la migration.
10:15
11:13
5 Salle L’Imaginaïre
Jeune public
Comment on fait un dessin animé de Walt Disney / La Révolution des crabes / Planet A / Olympic Trash / Le Bruit de l’intérieur de moi
Comment on fait un dessin animé de Walt DisneyAnonyme
Comment naît Blanche-Neige, le prochain dessin animé de Walt Disney.
La Révolution des crabes
d'Arthur de Pins
Les crabes de l’estuaire de la Gironde ont un sérieux handicap : ils ne peuvent pas changer de direction et sont condamnés à marcher toute leur vie suivant la même ligne droite. Comment vivent- ils ce tragique destin ?
Planet A
de Momoko Seto
Le monde est devenu une vaste planète desséchée où la culture du coton, exercée à outrance pour des raisons économiques, est la cause principale de la désertification.
Olympic Trash
d'Erik Sémashkin
Des déchets font du sport en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024, dans un des bidonvilles détruits à cette occasion...
Le Bruit de l’intérieur de moi
de Manon Klein
Swan a 8 ans. Pour se protéger du monde extérieur qui l’envahit, elle vit à la campagne, loin du bruit. Dans cet environnement préservé, elle s’est construit un univers poétique et nous y invite. Un portrait sensible à hauteur d’enfant.
14:15
17:46
1 Salle cinéma
Séances spéciales
Le Tableau d'Usson / Ils sont toujours là... (Ép.2)
En présence de l’équipe du filmLe Tableau d’Usson
de SIMONE LAINÉ
Qui aurait imaginé que cette Résurrection de Lazare, peinte au xve siècle et oubliée pendant cinq cent ans dans une église d’Auvergne, puisse dissimuler un autre récit ? Il aura fallu quinze années de recherche à Claire Dechamps, historienne de l’art, pour en percer l’énigme, et trois ans de restauration pour en retrouver l’éclat. À mesure que les vernis s’effacent et que les couleurs renaissent, le tableau dévoile son sens caché, à la croisée du religieux et du politique.
Ils sont toujours là... (Ép.2)
de LESZEK SAWICKI
« Il y a un an, quelqu’un m’a demandé de contacter une personne décédée. Cette personne avait participé à plusieurs éditions de la vogue d’Eyriac [à Lussas]. Les visions [de cette fête] sont toujours très agréables et [elles me donnent] envie de rester plus de temps avec ces gens. En d’autres termes, la vogue d’Eyriac continue d’exister jour et nuit, sans fin ». – Témoignage anonyme tiré du lm.
Deuxième épisode d’une série documentaire réalisée à partir d’une collecte d’archives amateures locales.
14:15
18:20
2 Salle des fêtes
Fragment d'une œuvre : Franco Maresco
Belluscone. Une histoire sicilienne / La Mafia n'est plus celle d'autrefois
Belluscone. Une histoire siciliennede FRANCO MARESCO
Le film porte sur « les enquêtes menées par Franco Maresco, puis abandonnées, sur les nancements, les amitiés et les relations de Silvio Berlusconi en Sicile, ainsi que sur les liens qu’il entretenait avec diverses personnalités, plus ou moins étranges ou recommandables. Belluscone... est un méta-film politique sur la diffculté de rendre compte, en termes exclusivement politiques, d’une mutation qui est aussi anthropologique et qui concerne le rôle même du réalisateur et sa relation avec le public. Cela explique le dépaysement qu’il provoque chez le spectateur, qui doit sans cesse s’interroger sur le statut de vérité de ce qu’il voit. » Emiliano Morreale
La mafia n’est plus celle d’autrefois
de FRANCO MARESCO
Chronique d’une année à Palerme, vue à travers deux personnages aux antipodes : la photographe et militante antima a Letizia Battaglia, et l’organisateur de fêtes de rue Ciccio Mira. « C’est un film assez nihiliste, [...] un film sur une tragédie en cours, la mafia, dont on ne parle plus, sauf dans les séries télévisées. J’ai désespérément tenté de représenter non pas tant la mafia, mais la transformation inéluctable d’un monde [...]. L’idée, c’est qu’aujourd’hui tout est permis, tout se vaut. C’est quelque chose que nous vivons tous les jours [...]. J’ai essayé de mettre en scène la tragédie de l’absence de sens. Et le seul outil dont je disposais, c’était le comique, le grotesque. » Franco Maresco
14:30
17:45
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
Foyer / Pousses de printemps / Derrière le soleil
En présence de l’équipe du filmFoyer
d'ISMAÏL BAHRI
2015 : Ismaïl Bahri lme dans les rues de Tunis ; il filme une feuille de papier vierge qu’il a fixée à quelques centimètres de la lentille de la caméra. Il filme une feuille mais c’est toute une ville qui se révèle : des passants l’abordent, discutent de son expérience, témoignent en creux de la vie en Tunisie à un moment charnière de son histoire.
Pousses de printemps
d'INTISSAR BELAID
En Tunisie, dans la périphérie de la ville d’El Kef et ses zones rurales, des enfants racontent leur révolution. De leurs paroles naissent des images animées.
Derrière le soleil
de DHIA JERBI
« Comment guérir de l’amour de la Tunisie ? » Mahmoud Darwich
Dhia a quitté son pays pour la France en 2011, les valises pleines d’oranges et d’amertume. Par crainte de transmettre à son fils Elia, 3 ans, son bégaiement et l’héritage d’un pays en échec, il remonte aux racines de son mal-être au fil d’une séance d’hypnose.
14:30
16:08
4 Salle Moulinage
Expériences du regard
Marécage comme méthode / Retour avant 15h
Marécage comme méthoded'HANGA TOTH
L’appartement de ma grand-mère, dans un grand ensemble hongrois, se déplie sous la forme d’un marécage. On traverse un paysage mental, un espace instable où les corps se retrouvent dans un état de désorientation : sans terre ferme ni ciel, suspendus, protégés par la végétation et les eaux troubles.
Retour avant 15h
de GAËL LÉPINGLE
C’est un homme et son lieu, le père dans un pavillon de lotissement. C’est après sa mort. On a retrouvé quelque chose. Pas un secret, mais l’envers des jours, consigné avec une précision obsessionnelle. Une lutte quotidienne avec la vie matérielle et le temps qui passe.
14:30
16:54
5 Salle L’Imaginaïre
Rencontres professionnelles
Le Buffle d'eau / La Nuit du commandant
Le Buffle d’eaud'ANAÏS MAK
Un matin, Mai Gang, le père de la réalisatrice, se lance dans la fabrication d’une carte qui envahit au fil des semaines le sol du salon familial. L’itinéraire de son évasion clandestine à la nage, dans les années soixante-dix, de la Chine communiste vers Hong Kong refait surface. De la confection d’une bouée artisanale aux techniques de nage en mer, ce film est un petit manuel de survie.
La Nuit du commandant
de JULIETTE CORNE
En 2022, l’Ukraine est envahie par la Russie. Depuis, je fais des allers-retours réguliers. Sur la route, je rencontre une génération qui a mon âge. Dans l’incompréhension de quand sera la fin, les événements politiques rythment notre amitié et la caméra devient une manière d’être ensemble.
19:00
20:38
1 Salle cinéma
Journée LaScam
Cœur secret
Cœur secretde TOM FONTENILLE
En l’espace de quatre ans, Lilou est sortie du secret. Elle est devenue une femme de 64 ans qui aime bricoler, jardiner, faire du vélo et s’occuper de ses petits-enfants. En accompagnant sa transformation, j’ai filmé une famille qui panse ses plaies et réinvente une place pour chacun·e. Cette famille est la mienne, Lilou est mon père.
20:30
23:29
6 Plein air
Plein air
Comment cultiver un olivier / Alea Jacarandas
En présence de l’équipe du film La séance sera précédée d'un concert solo de Hakim Hamadouche, compositeur du film Alea Jacarandas.Comment cultiver un olivier
de YACINE CHERGUI
En arpentant le quartier des Oliviers, situé dans la ville d’Aubenas, je me suis demandé avec les habitants comment cultiver une vie de quartier.
Alea Jacarandas
d'HASSEN FERHANI
À Alger, un écrivain entreprend une cartographie poétique des jacarandas, arbres à la floraison mauve venus d’Amérique latine. Son fils cinéaste le suit dans cette déambulation intime où les récits du père dessinent un dictionnaire amoureux de la ville. Leurs regards qui s’entrelacent composent l’histoire d’une transmission.
20:45
23:10
2 Salle des fêtes
Fragment d'une œuvre : Franco Maresco
Un film réalisé pour Bene
Un film réalisé pour Benede FRANCO MARESCO
Le tournage du film de Franco Maresco sur Carmelo Bene est brusquement interrompu après un énième incident sur le plateau. C’est le producteur qui met fin au projet, exaspéré par les prises interminables et les retards à répétition. De son côté, le réalisateur accuse la production de « filmicide », avant de disparaître sans laisser de traces. C’est un ami de Maresco, Umberto Cantone, qui tente de recoller les morceaux en convoquant tous ceux qui ont participé à l’aventure [...]. Et si, pendant ce temps, loin de tout et de tous, Maresco était en train de terminer son film, devenu « le seul moyen de donner forme à la rage et à l’horreur [qu’il] ressen[t] pour ce monde de merde » ?
21:00
22:25
1 Salle cinéma
Séances spéciales
Jaripeo
Jaripeod'EFRAÍN MOJICA, REBECCA ZWEIG
Un voyage dans les rodéos hypermasculins du Michoacán permet de plonger dans le subconscient de la mémoire, du désir queer et de la nostalgie, conduisant à une confrontation avec les blessures et la beauté d’une patrie laissée derrière soi.
21:00
23:42
3 Salle Scam
Route du doc : Tunisie
Tomates maudites / La Voie normale
En présence de l’équipe du filmTomates maudites
de MARWA TIBA
Dans le Sud tunisien, Nawar et Raouf cultivent des tomates sur une terre qui les rejette, une culture imposée par l’unique usine qui fait vivre leur village. Entre sol hostile, revenus qui s’effondrent et désespoir silencieux, ils font face à un choix impossible : tout abandonner, ou résister.
La Voie normale
d'ERIGE SEHIRI
Les cheminots tunisiens affectés à la ligne n°1 la surnomment « la voie normale », car c’est la seule construite selon les normes internationales. Ironi- quement, c’est aussi la plus délaissée et détériorée du réseau. Les accidents sont fréquents et les vies des passagers et des employés sont mises en danger. Aux commandes des locomotives, Ahmed, Afef, Issam, Abee et Najib sont acteurs et témoins du difficile processus de transformation des chemins de fer tunisiens et, par extension, de la société post-révolutionnaire tunisienne dans son ensemble.